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11月26日

Un habitant du nord de la Chine vit un jour son cheval s’échapper et passer de l’autre côté de la frontière.
Le cheval fut considéré comme perdu.
A ses voisins qui venaient lui présenter leur sympathie, le vieil homme répondit : La perte de mon cheval est certes un grand malheur. Mais qui sait si dans cette malchance ne se cache pas une chance ?
Quelques mois plus tard, le cheval revint accompagnée d’une magnifique jument.
Les voisins félicitèrent l’homme, qui leur dit, impassible :
Est-ce une chance, ou est-ce une malchance ?
Le fils unique du vieil homme fut pris d’une véritable passion pour la jument. Il la montait très souvent et finit un jour par se casser la jambe pour de bon.
Aux voisins compatissants l’homme répondit, imperturbable :
Et si cet accident était une chance pour mon fils ?
L’année suivante les Huns envahirent le nord du pays.
Tous les jeunes du village furent mobilisés et partirent au front. Aucun n’en revint.
Le fils estropié du vieil homme, non mobilisable, fut le seul à échapper à l’hécatombe.
(d’après Hoài-Nam-Tu)
Toute la sagesse orientale est là et illustrée par le symbole du yin et du yang :
le blanc représente les forces du bien et le noir les forces du mal,
mais dans le blanc il y a un point (germe) noir et dans le noir un point (germe) blanc.
Le point noir dans la zone blanche nous dit RESTONS HUMBLE,
le point blanc dans la zone noire nous dit GARDONS ESPOIR
10月31日

Le bonheur dans l'instant
De la beauté, et de la dignité... Autrefois divinisé puis diabolisé, le chat est devenu l’animal de compagnie de notre époque – situation plus prosaïque mais infiniment plus confortable, qui influe, de plus, sur notre bien-être.
Peut-on être plus mystérieux que le chat ? Plus troublant aussi ?
On ne fréquente pas pêle-mêle gouttières et salons, Mahomet et les sorcières, la cour de Louis XV et les loges de concierge sans susciter bien des questions. Le chat s’en moque : dressant sa queue en point d’interrogation, à la manière de Félix, matou philosophe des dessins animés, il excite notre curiosité, éveille notre imagination, stimule notre créativité et nous oblige à nous interroger sur nous-même.
Ce maître à penser à fourrure améliore notre santé physique et morale, responsabilise les enfants et leur ouvre les portes de la communication non verbale, agissant également comme un ciment familial intergénérations : un as de la communication !
Proche et mystérieux, fantaisiste et tendre, le chat dispense sa joie de vivre à quiconque apprend à le connaître et, par là même, à l’aimer.
Les leçons de Sagesse de Maître Chat
Prendre soin de son corps Près de seize heures par jour passées à dormir, rêver, faire sa toilette ; surtout, une science innée des étirements et des assouplissements, la pratique des courses folles et des bonds de cabris : le chat n’a pas besoin – comme nous – de hanter les salles de sport pour exhiber un corps parfait, mais il nous incite à le faire ! Outre le fait de donner mauvaise conscience à celles et ceux qui négligent leur physique, le chat agit par sa présence comme un baume : le caresser fait baisser notre pression artérielle systolique, ses facéties nous font rire, notre stress diminue, nos insomnies aussi. Ce n’est pas pour rien que les Egyptiens avaient fait de lui le gardien du sommeil.
Savourer chaque minute S’il engrange certains souvenirs, le chat ignore le futur et vit intensément l’instant présent. Cet hédoniste nous montre le bonheur ineffable d’une sieste dans un rayon de soleil, d’une pâtée offerte par une main amie, de quelques pas dans un jardin, d’un câlin les yeux dans les yeux. Le chat n’a pas besoin des mots des philosophes pour nous faire saisir avec éloquence que chaque minute doit être vécue et savourée comme si elle pouvait être la dernière.
Choisir la liberté Opposer la fidélité du chien à l’indépendance et à l’« égoïsme » du chat relève du lieu commun. Le premier est un animal de meute qui accepte de recevoir des ordres et d’être le dernier maillon de la chaîne familiale ; le second ignore la hiérarchie et nous considère comme des partenaires. Le chat, animal égalitaire et forte personnalité, nous inculque deux principes, en nous obligeant à nous interroger sur les notions de propriété et d’individualité : il prône le partage fraternel et le respect de l’autre dans ses différences. Sa fidélité – réelle – vous sera acquise si vous avez compris la leçon !
Etre toujours zen Le regard du chien rassure ; celui du chat pousse à l’introspection. Que déchiffrer dans ses « prunelles mystiques » chantées par Baudelaire ? Les Celtes y voyaient la porte de l’autre monde : l’éclat vert qui jaillit dans les ténèbres nous rappelle que cette couleur fut souvent liée à celle du divin. C’est un vieux sage ronronnant que nous abritons. Observez-le : le chat ne s’énerve que si on le pousse à bout alors qu’il se livre à une activité importante – sommeil, rêverie, chasse ou toilette. Sinon, il demeure la vivante image de la méditation et de la maîtrise de soi. « L’idée du calme est dans un chat assis », notait Jules Renard. Etre zen en toutes circonstances, voilà ce dont il témoigne.
Jouer pour oublier de vieillir Le chaton apprend dès les premières semaines de sa vie les subtilités chorégraphiques de ce que nous appelons jeu, mais qui est pour lui technique de la prédation. Agé, aveugle, diminué, le chat ne se plaint jamais des maux qui l’accablent et continue à épier, feinter, esquisser une pirouette ou un coup de patte. Une manière de nous faire comprendre que l’essentiel pour vieillir en beauté est de ne jamais cesser de participer, d’apprendre, de séduire, d’échafauder des projets.

10月21日
La créativité prend sa source dans l’initiative,
qui ne naît qu’en présence d’un mécontentement profond.
"Le Sens du Bonheur " J.Krishnamurti

N’ayez pas peur du mécontentement, mais nourrissez-le jusqu’à ce que l’étincelle devienne une flamme et que vous soyez perpétuellement mécontent de tout – de votre travail, de votre famille, de la traditionnelle course à l’argent, à la situation, au pouvoir – de sorte que vous vous mettiez vraiment à penser, à découvrir.
Or, en vieillissant, vous vous rendrez compte qu’il est très difficile de maintenir cet esprit de mécontentement.
Vous avez des enfants à nourrir, et les exigences de votre travail à prendre en compte, l’opinion de vos voisins, de la société qui se referme sur vous, et très vite vous commencez à perdre cette flamme ardente du mécontentement. Quand vous êtes mécontent, vous faites tout pour vous divertir: tout est bon pour étouffer la flamme du mécontentement.
Or, voyez-vous, sans cette flamme , vous n’aurez jamais l’initiative qui est le commencement de la créativité.
Pour découvrir la vérité, vous devez être en révolte contre l’ordre établi.
La créativité ne consiste pas simplement à peindre des tableaux et à écrire des poèmes – ce qui est bien, mais reste minime en soi.
L’important est d’être mécontent de fond en comble car ce mécontentement global est le début de l’initiative qui devient créative à mesure qu’elle mûrit ; et c’est la seule manière de découvrir ce qu’est la vérité, ce qu’est Dieu, car Dieu n’est autre que l’état créatif.
Il faut donc éprouver ce mécontentement total, mais dans la joie – comprenez-vous ? Il faut être complètement mécontent, sans se plaindre, mais avec joie, avec gaieté, avec amour.
La plupart des mécontents sont mortellement ennuyeux : ils se plaignent sans cesse du manque de justesse de telle ou telle chose, ou bien ils souhaiteraient avoir une meilleure situation, ou bien ils voudraient que les circonstances soient autres, car leur mécontentement reste très superficiel.
Quant à ceux qui ne sont pas du tout mécontents, ils sont déjà morts.
Si vous pouvez être en révolte tandis que vous êtes jeunes, et en vieillissant nourrir votre mécontentement de toute la vitalité de la joie et d’une immense affection,
alors cette flamme du mécontentement aura une portée extraordinaire, car elle bâtira, elle créera,
elle fera naître des choses nouvelles.

10月10日
Voici un conte Zen ressemblant fort à la Fable de Jean de la Fontaine : La Tortue et les Deux Canards mais qui en différe tout de même ...
La Tortue et les Deux Hérons

La sécheresse faisait rage dans la province du Hou Nan.
Aussi , deux forts beaux hérons décidèrent-ils de migrer vers le nord à la recherche de lieux plus hospitaliers.
Mais ils cohabitaient depuis toujours avec une vieille tortue à la lourde carapace ; et malgré son mauvais caractère elle gardait pour eux le logis pendant leurs longues pêches, aussi ne purent ils se résoudre à l'abandonner. Il fût décidé qu'ils l'emmèneraient avec eux.
Dès le lendemain matin, ils tinrent conseil sur la façon de la transporter.
Il fût décider de couper un bâton solide, que les hérons tiendraient, chacun par un bout, tandis que la tortue le mordrait en son milieu. Ce procédé comportait des risques car le vol se faisait à haute altitude et si dame tortue en venait à ouvrir la bouche, elle se fracasserait au sol.
Une heure après un décollage difficile, le trio volait à un rythme régulier , traversant la campagne isolée. Plus tard, les premiers champs apparurent.
Les paysans qui y travaillaient aperçurent l'étrange équipage : « Voyez cette tortue, comme elle est intelligente ! s'exclama l'un d'eux. Elle se fait transporter par deux hérons ! » Elle se garda bien de répondre, mais savourait les compliments.
Puis ils survolèrent la ville, là encore on entendit : « Est- ce la reine des tortues ?, avez-vous remarqué ce brillant équipage ? Quelle façon intelligente de voyager ! »
Plus loin encore ils survolèrent une prairie, où des petits bergers les montrairent du doigt : « Regardez ces deux hérons, disait l'un d'eux, ils emmènent cette balourde de tortue, sans doute pour agrémenter leur repas du soir, comme ils sont intelligents ! _ Stupides bergers, vous n'y comprenez rien ! » voulut s'écrier la tortue.
Mais à peine avait elle ouvert la bouche qu'elle lâcha le bâton et s'écrasa sur le sol, la carapace éclatée.
Les deux hérons descendirent en vol plané, ils arrachèrent une plume grise, une plume blanche de leur ailes en signes de deuil ; ils tournèrent un instant au dessus de leur pauvre amie et disparurent bientôt dans le lointain.
Quel pourrait-être , selon vous , l'enseignement de ce conte ?
10月4日
Regardez la peur, donnez-lui un espace libre :
Si nous pensons l’éviter, nous ne faisons que nous en détourner, mais elle est toujours là, comme un bouton sur la langue, comme une blessure, vous ne pouvez pas la nier : elle est là ; c’est un fait.
Par conséquent, vous devez donner à cette peur l’espace qui lui permettra de s’épanouir - comme vous le feriez pour la bonté- il vous faut ménager un espace permettant à la peur de se dévoiler, de se révéler ; alors, vous pourrez la regarder .
Regardez la peur, donnez-lui un espace libre afin qu’elle soit exposée...
pour que vous puissiez la connaitre , la comprendre , être plein de compassion à son égard ,
et finalement la laisser être ,
pour vous en libérer .

9月29日

Véronique Jannot, comédienne, explique sa rencontre avec le bouddhisme et son engagement pour la cause des enfants tibétains
Sofia Stril-Rever : Véronique Jannot, comment avez-vous rencontré le bouddhisme ?
Comme tout dans ma vie, c’est à travers une amitié que s’est fait la rencontre avec la philosophie bouddhiste. Il y a environ une quinzaine d’années, une personne proche souffrait d’un grave problème de santé et je l’ai vue lutter contre la maladie en s’aidant de la pratique du bouddhisme. Elle récitait entre autre une phrase, un mantra... Sans connaître les mots mais avec une vague notion du sens, je me suis mise à le répéter. La récitation de ce mantra me faisait du bien. Et cette petite phrase est devenue la première pierre du chemin...
Il y a eu aussi d’autres amis et des lectures, comme ce livre magique de Khalil Gibran : le prophète, qui je crois ouvre la porte du cœur. Un ami m’a fait lire « les chemins de la sagesse » d’Arnaud Desjardins, un livre dans lequel est consigné un itinéraire intérieur profond et sensible avec des lamas tibétains . Plus tard, j’ai lu « Le livre Tibétain de la vie et de la mort » de Sogyal rinpoche. Tous ces livres étaient différents et cependant j’y trouvais un message qui me paraissait profondément semblable.
Un jour ce même ami qui m’avait offert les chemins de la sagesse m’a parlé de son maître, qui n’était autre que Sogyal rinpoché, l’auteur de ce livre que j’avais adoré, et m’a proposé de venir avec lui écouter un enseignement. Il y avait dans ses propos tout ce que j’avais besoin d’entendre... Les interrogations, les réponses. Ou plutôt les clés pour trouver ses propres réponses.
S S R :Cet enseignement de Sogyal rinpoche, c’était comme un miroir ?
C’était un miroir qui reflétait l’image de la vie, mais c’était aussi beaucoup plus qu’un miroir. C’était le langage de la vie dans la bouche d’un maître éveillé. Sogyal rinpoche n’est pas à l’écart, derrière les murs d’un monastère, il vit avec le samsara avec les problèmes concrets de la vie, problèmes d’argent, de relations, de personnes. Et il a la faculté de transcender toutes les situations paradoxales de l’existence, en réussissant à exprimer leur sens profond à travers des images.
D’une certaine façon, Sogyal Rinpoche me fait penser à Hubert Reeves, l’astronome. Ils ont tous deux ce talent d’exprimer avec une simplicité déconcertante les choses les plus compliquées... On se sent intelligent quand on les écoute. Jusqu’au lendemain matin où on a l’impression d’avoir tout perdu, tout oublié ! alors que tout paraissait si limpide, si clair, si facile...
Sogyal Rinpoche réussit à parler avec les mots du cœur et à exprimer le sens de la vie de manière sensible. C’est un maître que je vénère, que je respecte, qui m’a donné des clefs essentielles pour mieux vivre. Son enseignement est fait de mots autant que d’images. Il y a pour ainsi dire un double effet, car on entend et on voit en l’écoutant. Il parle une langue qui ressemble à un dessin et les empreintes de son enseignement se déposent dans notre mémoire visuelle autant que dans notre mémoire auditive.
S S R : Y-a-t-il une image qui vous a frappée et que vous avez retenue plus particulièrement ?
Lors d’un de ses derniers enseignement il parlait de la nature de l’esprit et de ce qui pouvait le voiler, comme nos contradictions, nos colères, nos chagrins, nos envies. Il l’a comparé au ciel et aux nuages, en disant que ce n’est pas parce que le ciel est obscurci par les nuages et que le plafond est bas, que la nature du ciel a changé. Il n’est que momentanément encombré. Il suffit de prendre l’avion, de s’élever au-dessus des nuages pour prendre conscience qu’au-dessus des perturbations, le ciel est là, intact, telle la nature profonde de l’esprit.
Quand il donne l’exemple de l’eau, pour expliquer qu’il ne faut jamais chercher à saisir.. Si l’on tente de saisir l’eau, elle s’échappera toujours, alors que si l’on tourne sa main vers le ciel et qu’on la laisse se déposer dans la paume de notre main, elle restera...
Mais ce n’est pas seulement le fait de dire les choses, c’est encore une fois la façon de les dire. Avec tant de chaleur, d’humour et d’amour ! Rien n’est banal. Je me souviens de la première fois où rinpoche m’a pris la main. J’ai ressenti quelque chose de très fort. Bien au-delà d’un simple contact. Quand Rinpoche est là il n’est pas ailleurs. Il est ici et maintenant avec nous. On le ressent dans le geste et le regard.
S S R : Une telle tendresse que les maîtres spirituels savent nous donner, est ce que vous l’avez ressentie par exemple auprès du Dalai Lama
Regarder le Dalai Lama, simplement le regarder, est déjà un bonheur. Il rayonne. Je l’ai entendu donner des enseignements plusieurs fois bien sûr. Petit à petit on intègre le message et on parvient à l’appliquer dans sa vie. En titubant parfois. D’autre fois un peu plus fermement. L’important est d’essayer. A chaque fois je suis bouleversée par l’humilité profonde de cet homme, sa fraîcheur, sa spontanéité. C’est une éminence religieuse, un chef d’état, le représentant de tout un peuple, mais quand il vient s’asseoir sur le trône rituel, comme il l’a fait en septembre dernier dans le sud de la France, il précise en souriant que ce trône fait partie du décor, mais qu’il n’a pas d’importance, qu’il pourrait aussi bien être assis sur une chaise, l’important étant d’être parmi nous. Il sait éclater de rire sans formalisme, en prenant de la distance, tout en restant au cœur des choses les plus graves.
S S R : Cette gaieté dans la responsabilité, c’est une attitude qui vous touche dans le bouddhisme, le bouddhisme tibétain particulièrement ?
Beaucoup. J’aime la gaieté qu’il y a dans ces êtres éveillés. J’aime leur approche de la vie. J’aime leur largeur d’esprit. Le dalai Lama va parler de bouddha, de dieu, d’Allah, avec le même respect. Il vous encourage même à continuer votre religion, et à pratiquer le Bouddhisme en plus. Personnellement j’ai été élevée dans la religion catholique, j’ai fait ma communion et ma confirmation, mais je me sens très proche de la pensée bouddhiste. Tout ça n’est pas incompatible. Ce que j’aime dans la pensée bouddhiste, c’est qu’on nous incite à nous prendre en charge et à nous responsabiliser. Cette philosophie nous dit que nous avons le meilleur et le pire en nous et qu’il nous appartient de développer l’un ou l’autre chemin. Et si on fait un truc pas terrible, il faut savoir qu’on ne s’en tire pas avec une confession et dix « je vous salue Marie ». On doit réparer l’erreur, la porter, en supporter les conséquences, même si l’ego doit en prendre un coup... Ce n’est pas facile d’affronter ses faiblesses, d’être clair entre soi et soi... C’est un vrai travail. Mais on est là pour évoluer.
S R : Vous n’acceptez pas de prier pour vous faire pardonner ? Mais priez-vous pour vous transformer, devenir meilleure ?
V J : Je refuse une prise en charge de mes fautes dans la prière, qui me donnerait le sentiment d’être déresponsabilisée. Mais prier pour être meilleure ça oui. Pour mieux discerner. Je pense qu’on est là pour aller vers le meilleur de soi, coûte que coûte. Prier pour dire merci à la vie aussi. Trop de gens prient quand ça ne va pas. Il faut prier quand ça va bien aussi. Prier pour que ça continue, parce que le bonheur, la santé, ne sont pas un du, mais un cadeau. Quand j’ai ces moments de joie, furtifs ou prolongés, qui vont d’une rencontre à une réussite, je n’oublie jamais de dire « merci mon dieu ».Je remercie tout le temps la vie pour ce qu’elle m’apporte de beau.
S S R : Dire merci à la vie est le secret de votre bonheur ?
Tirer le positif du négatif est une chose qui s’apprend. C’est une des clefs qu’enseigne la philosophie bouddhiste. C’est une gymnastique. Qui devient un réflexe. Pas toujours évident non plus, mais on fait au mieux.
Souvent on entend dire : "je n’y peux rien, je suis comme ça". J’ai envie de leur dire : "trop facile ! Change ! Essaie ! Changer t’appartient et n’appartient qu’à toi." Les autres, on ne peut pas les changer, mais on peut changer le regard que l’on pose sur eux. On a sur soi un vrai pouvoir et quand on exerce ce pouvoir sur soi-même, il rejaillit sur les autres.
S S R : Pouvoir. Vous voulez dire séduction ?
La séduction est au-delà de ce qu’on maîtrise, une présence, un regard que chacun d’entre nous dégage.
SSR : La séduction que vous exercez sur les autres, c’est important pour vous ?
Bien sûr ! Tout passe par la séduction. C’est important, j’aime séduire, juste pour le plaisir, pour rendre l’instant magique. J’aime vivre la séduction, séduire un homme, une femme, un enfant, un animal. Comme j’aime me laisser séduire par un animal, un enfant, une femme, un homme, un moment...
SSR : Dans ce rapport de séduction, vous vous contentez de vous aimer dans le regard de l’autre, ou vous cherchez aussi à lui donner quelque chose ?
Je veux faire passer quelque chose. Une vraie attention, peut-être. Etre à l’écoute, parler aux gens, c’est essentiel. Le fait d’être connue me permet d’aller encore plus vers les autres. L’affection que je sens dans le regard qu’on porte sur moi me donne confiance pour aller à la rencontre de l’autre.
En revanche, les marques d’agressivité et la violence me désarment. Je ne sais pas du tout comment les appréhender. Je ne sais pas vivre sans amour. Sans amour je n’avance pas.
SSR : Vous avez accepté de devenir l’ambassadrice des enfants du Tibet. Pourquoi ?
La vie m’a beaucoup donné. J’ai le sentiment depuis longtemps que si l’on ne renvoie pas le bonheur qu’on a reçu, à un moment on passe à côté de sa vie. Il me semble important de redonner aux autres.
La cause des enfants du Tibet ? Comment ne pas se sentir concernés quand on sait ce qu’ils vivent, ce qu’ils endurent, ce qu’ils sont obligés de faire pour garder leur identité. Si mon engagement pouvait aider à leur apporter un peu plus de confort après tant d’épreuves, ce serait un immense bonheur. Là, je me sentirais vraiment utile. Condamner ce qui se passe au Tibet n’est pas de mon ressort. Ne pas l’oublier et essayer d’aider, si. Le Dalaï Lama parle de la souffrance de son peuple sans jamais y mettre autre chose que de la compassion et considère que grâce à l’exil, le bouddhisme a pu passer les frontières et toucher le monde entier.
En l’entendant, je pense souvent à cette phrase de Khalil Gibran qui dit : « Le bonheur et la tristesse sont comme deux sœurs. Ensemble, elles cheminent, et lorsque l’une dîne à votre table, l’autre est sûrement couchée sur votre lit. » Avoir accès aujourd’hui à cette si belle philosophie est un merveilleux cadeau. Il est important de ne pas oublier la souffrance des enfants qui sont dans son berceau.
Ce que j’imagine aussi, et j’espère que nous pourrons le réaliser, c’est d’aider et de mélanger les enfants tibétains et ceux qui sont plus proches ici en France. Si, par exemple, il était possible de relier par Internet des collégiens français et Tibétains, il en résulterait un enrichissement mutuel, l’amorce d’échanges qui, ultérieurement, pourraient devenir plus concrets.
Son LIVRE : Trouver le Chemin collection J'ai lu ISBN 2290356077
Son ASSOCIATION : http://www.grainesdavenir.com/

9月24日
Disparaître et Apparaître
Se pourrait-il que toutes les tribulations qui se vivent actuellement au plan mondial soient en réalité le signe que chaque humain sur terre est maintenant prêt à transcender sa peur ultime : celle de disparaître ?
Et si les âmes de l’humanité toute entière s’étaient donné le mot afin que nous puissions tous ensemble nous entraider à surmonter cette angoisse existentielle limitative et à nous libérer de nos mémoires d’oppression une fois pour toute ? Serait-ce une indication claire que le nouveau monde tant attendu est sur le point de se concrétiser sous nos yeux et qu’il suffit de demeurer centré sur sa Lumière intérieure pour que le meilleur se révèle dans toute sa splendeur en nous et autour de nous?
Imaginez ceci : il y a de cela des éons, les êtres vivant sur terre connaissaient le bonheur d’une vie éternelle où il était aisé de passer d’un plan de conscience à un autre, voire même d’une dimension à une autre et d’un endroit à l’autre du cosmos, sans effort et sans contrainte.
Or, l’attachement à la terre, au sens physique du terme (la force de l’attraction terrestre) a peu à peu fait en sorte que nos âmes aient fini par se densifier dans la matière et, donc, se retrouver emprisonnées dans un corps physique qui, lui, semble perpétuellement affecté par les « limites de durée » relatives à la troisième dimension.
Depuis de nombreuses générations, des Maîtres spirituels sont venus sur terre tenter de lever le voile de l’oubli pour nous rappeler que tout cela n’est qu’illusion et qu’il nous suffit de nous reconnecter à la Source, à nos origines célestes, pour que cette force d’attraction illusoire n’ait plus de prise sur nous.
Par leur témoignage vivant, leurs enseignements et leur sagesse, ils ont manifesté dans leur propre corps cette capacité disponible à tout être humain d’incarner son Essence divine. Et certains d’entre eux sont même parvenus à transcender la mort pour fusionner avec la Lumière dans tout leur Être…
Certains d’entre eux ont laissé des traces de leur passage : Jésus, Bouddha, St-Germain, etc. Mais combien d’autres sont passé inaperçus ? Il a été dit que, lorsque les feux de forêt ont fait rage en Australie dernièrement, des peuplades entières d’aborigènes ont disparu sans laisser de trace. Plusieurs affirment qu’ils ont péri dans le brasier, mais personne ne peut expliquer pourquoi l’on n’a retrouvé aucun cadavre, aucune carcasse… Se pourrait-il qu’ils soient tout simplement passés dans une autre dimension, non perceptible par nos cinq sens ?
Tous ceux qui ont lu « La Prophétie des Andes » comprennent cette allusion : à la fin du bouquin, lorsque le personnage principal et ses amis se retrouvent cernés par les militaires, ils se connectent les uns avec les autres pour élever leur vibration et, tout à coup, ils semblent enrobés d’un cocon lumineux qui les rend invisibles à leurs opposants.
Des êtres humains « ordinaires » ont aussi connu ce phénomène, comme par exemple, cette religieuse à Hiroshima qui était en prière lorsque la bombe a sauté tout près d’elle et qui s’en est sorti indemne. Ou cette autre femme qui, lors du tsunami en Asie, se trouvait en profonde méditation dans sa maison sur la plage… qui semble avoir été « contournée » par la vague meurtrière.
Coïncidences ? Légendes urbaines ? Miracles accordés aux personnes imbues de « sainteté » ? Et si nous étions actuellement tous face au même choix : être terrassé par la peur (quelle qu’elle soit) ou fusionner ensemble dans la Lumière ?
Il s’avère que, depuis des millénaires, notre expérience humaine nous a fait croire qu’il y avait bel et bien quelque chose à combattre : le mal, la noirceur, la mort… Cette énergie de lutte pour sa survie a engendré une scission profonde entre l’âme (qui sait que tout est parfait) et la raison (qui sans cesse doute et se remet en question).
Et si ce qui se passe sur terre à ce jour était, en fait, l’occasion parfaite, délibérément choisie par notre âme, de nous inciter à dire oui à la Lumière qui transcende les limites humaines… de gré ou de force ? Et si notre Moi supérieur, conscient de la possibilité pour l’ensemble des êtres vivant dans la troisième dimension d’accéder ensemble au paradis sur terre, avait pris la décision de « donner un grand coup » pour que nous faisions le saut (quantique) tous ensemble ?
Méditez ceci : à l’intérieur de notre peur de disparaître se trouve aussi la peur d’apparaître, c'est-à-dire de révéler au monde la Lumière exceptionnelle qui nous habite tous. La noirceur, le mal, la douleur, la souffrance et la mort ne représentent en réalité que ces parties de nous, ces espaces présents en nous-mêmes affectés par le vide, le manque, l’absence de Lumière. La part de nous vulnérable à la peur demeure celle que l’on a négligé d’alimenter, de nourrir, d’abreuver d’énergie divine en nous-mêmes…
Se pourrait-il que nous soyons actuellement comme des graines que l’ont a mise en terre et qui craignent de se transformer, de devoir « mourir », pour enfin se libérer de la « coquille » qui nous emprisonne afin de finalement germer et porter fruit comme il se doit ? Que nous soyons telles des chenilles se voyant immobilisées et impuissantes, à la merci du premier trouble-fête, ne comprenant pas que les « murs » qui se referment autour d’elle sont en réalité les parois de la chrysalide qui lui permettra d’effectuer l’ultime métamorphose .
Or, le fait de se laisser « envahir » par sa pleine Lumière, de goûter à la plénitude divine, demeure à la fois notre plus grande aspiration et notre plus grande appréhension. La peur de la transformation, de la transmutation cellulaire, c’est la peur de disparaître: la crainte pour l’Ego de perdre le contrôle, de ne plus exister… La noirceur et la lumière sont donc les deux faces d’une même médaille, de même que la vie et la mort, apparaître et disparaître : lutter ou accepter ? Combattre ou s’élever ? Donner l’exemple ou se sacrifier pour les autres ? Survivre ou vivre pleinement ?
Telles sont les questions qui nous sont posées à l’heure actuelle. Peu importe la réponse que vous choisirez, votre âme sait que ce sera la meilleure solution pour vous ici et maintenant… sachant que la vie continue et continuera encore pour des éons, en ce monde comme dans les dimensions supérieures !
Ainsi, plutôt que de chercher à « aider » nos semblables, recentrons-nous sur l’essentiel : oser apparaître !
Appliquons-nous à fusionner avec le meilleur en nous-mêmes, pour rayonner de mille feux et éclairer, par notre présence, des milliers de consciences prêtes à nous emboîter le pas….
9月12日
RAPPEL : Les Profils décrivent seulement des tendances . De plus ces traits de la personnalité sont à voir comme des sources d’enseignement – et non comme des défauts . Ce qui nous différencie les uns des autres, c’est l’ordre dans lequel certaines qualités et limites prédominent en nous.
Elles sont organisées d’une manière originale, ce qui fait que nous sommes uniques.
En fonction de ses points forts, de ses limites, de son éducation, chaque profil installe, au cours de sa vie, un certain type de relation aux autres. Ces modèles ne sont ni fixes ni définitifs : tous les points « faibles » de la vie relationnelle peuvent être travaillés, améliorés.

QUE FUYEZ-VOUS LE PLUS ?
7. L'IMMOBILISME
Votre Profil dominant : JOUEUR
Véritable épicurien, vous fuyez à la fois l’immobilité et la souffrance. Vous aimez éprouver du plaisir, vous faire plaisir, bouger, voyager, aller de plus en plus vite.
Vous créez des réseaux d’amis pour varier les rencontres et élargir votre champ d’action.
Vous vous lancez dans mille découvertes, expériences et activités nouvelles pour profiter de la vie. Dès que vous sentez l’ennui poindre, vous changez d’activité. Aussi est-il souvent difficile de vous suivre.
Cependant, si vous avez un tempérament joyeux et positif, vous n’aimez guère qu’on vous confie des malheurs pour éviter d’entrer dans les émotions.
Cette course permanente est une fuite en avant qui vous empêche de vivre le moment présent, et entraîne l’inconvénient de vous éparpiller.
Enfant, vous ne vous êtes pas senti assez protégé, c’est pourquoi certaines peurs restent encore inscrites en vous. Vous avez aussi dû percevoir la souffrance de votre entourage, et vous avez évité d’affronter des moments pénibles en jouant.
Points forts et limites :
Qualité principale : l’optimisme. Motivation principale : être reconnu pour votre joie de vivre. Tendance positive : la sobriété. Lorsque les problèmes de dispersion et d’incapacité de choisir sont résolus. Tendance négative : l’intempérance. La recherche des plaisirs. Mécanismes de défense : pour éviter la souffrance et l’enfermement, vous avez développé une rationalisation excessive. Difficultés majeures : n’avoir jamais assez de temps pour tout faire. Un regard négatif sur soi-même. Ecouter les autres avec patience. Surmonter les désirs. Etre à l’étroit dans une relation.
Vous et les autres :
Vos principes relationnels : vous n’aimez ni affronter de face les problèmes quotidiens, ni vous engager. Ce qui provoque souvent des difficultés dans vos relations.
Vous êtes de compagnie agréable pour ceux qui vous suivent. Pour les autres, il peut en aller très différemment. Ce que les autres apprécient en vous : votre joie de vivre, votre optimisme, votre sens de l’initiative, vos compétences professionnelles. Ce que vous devez améliorer : la stabilité, la persévérance, la tolérance. Comment les autres peuvent agir avec vous : aller toujours droit au but. S’intéresser à ce que vous faites, même si on a du mal à vous suivre. Ne jamais vous imposer d’activités répétitives.
Ne pas s’épancher en larmoiements. Etre d’humeur légère, mais en vous montrant qu’on peut vivre heureux tout en faisant des choses sérieuses.
8. LA FAIBLESSE
Votre Profil dominant : CHEF
La moindre faiblesse vous fait fuir : pour vous, il faut être juste, se contrôler, se prendre en charge soi-même, être capable de protéger les plus faibles. C’est pour eux que vous développez le plus vos qualités de force et de courage.
Vous appréciez vraiment les autres à partir du moment où ils ont une personnalité affirmée, lorsque vous savez à qui vous avez affaire.
Autant vous pouvez vous mettre en colère avec une énergie considérable, autant vous pouvez mettre vos compétences au service d’autrui.
Vous considérez la vie comme un éternel combat, parce que « rien n’est acquis facilement », et vous passez outre les signes de fatigue.
Si vous aimez aider, c’est souvent pour ne pas dire « non », ce que vous considérez comme une faiblesse. Vous aimez diriger, et êtes souvent débordé.
Enfant, par manque d’amour, vous avez mis en place le déni de vos faiblesses comme moyen de défense.
Points forts et limites :
Qualité principale : le courage. Motivation principale : être reconnu pour votre force de caractère. Tendance positive : la simplicité, lorsque vous oubliez votre orgueil. Tendance négative : l’excès. Vous avez tendance à vouloir en faire trop. Mécanismes de défense : le déni, c’est-à-dire ne pas tenir compte de la réalité. Difficultés majeures : avoir souvent l’impression de bousculer les autres, de prendre des risques pour eux sans en être jamais remercié. Pour une femme, être considérée comme « masculine » en raison de son goût d’entreprendre et de son audace.
Vous et les autres :
Vos principes relationnels : vous avez du mal à reconnaître que les autres peuvent penser différemment. Vous vivez une relation comme un combat. Vous risquez d’être possessif, tout en ayant des difficultés à vous engager. En cas de conflit, vous avez tendance à vous replier sur vous.
Ce que les autres apprécient en vous : votre détermination, votre courage. Ce que vous devez améliorer : le lâcher-prise, la simplicité. Comment les autres peuvent agir avec vous : ne pas vous flatter, ne pas vous mentir, ni surtout essayer de vous manipuler. Respecter votre espace vital, tenir les engagements, et toujours parler avec franchise.
9. LE CONFLIT
Votre Profil dominant : MEDIATEUR
C’est la recherche de l’harmonie et de la paix, autant intérieure qu’extérieure, qui mène votre existence.
Vous fuyez les conflits pour ne pas être obligé de prendre position, et ainsi éviter de blesser les autres. Votre qualité de compréhension et votre calme naturel frisent parfois la passivité. Vous aimez vivre et travailler dans un cadre clair, avec des buts précis, sans trop de pression.
Ce qui vous permet d’avancer, d’évoluer à votre rythme.
Vous avez une bonne intuition sur les sentiments, les atouts et les défauts, les émotions et les besoins des autres. Beaucoup moins sur les vôtres ! Vous vous mettez rarement en colère, vous ne savez pas dire non, et vous prenez le temps de donner votre avis.
De même que vous prenez votre temps pour réaliser vos objectifs.
Enfant, vous n’avez pas pu exprimer suffisamment vos besoins, et vous avez pris le pli de vous taire pour préserver votre tranquillité.
Points forts et limites :
Qualités principales : le soutien, l’acceptation de l’autre tel qu’il est. Motivation principale : être reconnu pour votre paix intérieure et votre rayonnement naturel. Tendance positive : la capacité d’action juste. En travaillant sur les problèmes posés par la paresse, vous pouvez agir directement au plus juste. Tendance négative : la paresse. Pour éviter les conflits et certaines difficultés, vous « laissez tomber ». Mécanismes de défense : vous calmez votre colère par toutes sortes de moyens de compensation – abrutissement au travail, sucreries, tabac, alcool, télé… Difficultés majeures : les critiques des autres pour votre indécision. Exprimer spontanément votre désaccord. Regretter de vous soucier autant de l’opinion des autres, et trouver qu’on ne prend pas assez vos idées en compte.
Vous et les autres :
Vos principes relationnels : afin d’éviter les discussions, vous déployez beaucoup d’énergie pour résoudre les problèmes, et vous avez une bonne capacité à ressentir les besoins des autres.
Ce qui fait de vous une personne agréable, mais plutôt fermée, car vous n’exprimez pas vos sentiments. Vous êtes très sociable et vous rêvez d’une relation fusionnelle.
Ce que les autres apprécient en vous : votre capacité à accepter les autres tels qu’ils sont et à les aider. Votre disponibilité. Ce que vous devez améliorer : l’affirmation de soi. Comment les autres peuvent agir avec vous : ne pas vous obliger à prendre des décisions rapides, vous laisser vous exprimer ou agir sans vous bousculer. Prendre du temps avec vous, et vous faire savoir qu’on apprécie ce moment. Surtout, ne pas profiter de votre gentillesse.
° Ce n'est qu'un test !°
RAPPEL : Les Profils décrivent seulement des tendances . De plus ces traits de la personnalité sont à voir comme des sources d’enseignement – et non comme des défauts . Ce qui nous différencie les uns des autres, c’est l’ordre dans lequel certaines qualités et limites prédominent en nous.
Elles sont organisées d’une manière originale, ce qui fait que nous sommes uniques.
En fonction de ses points forts, de ses limites, de son éducation, chaque profil installe, au cours de sa vie, un certain type de relation aux autres. Ces modèles ne sont ni fixes ni définitifs : tous les points « faibles » de la vie relationnelle peuvent être travaillés, améliorés.
QUE FUYEZ-VOUS LE PLUS ?

4. LA BANALITE
Votre Profil dominant : AFFECTIF
Vous avez horreur de la banalité : les émotions tièdes sont sans intérêt, une vie « moyenne » n’a pas de sens.
Vous recherchez le beau, l’esthétique, l’originalité, et surtout l’intensité, tant dans la vie en général que dans les émotions en particulier.
Vous avez une grande faculté d’empathie avec les émotions des autres, même si elles sont difficiles à supporter. On peut vous considérer comme un poète, et vous vous sentez « artiste », en tout cas, différent des autres. Vous rêvez d’un monde meilleur et vous vous réfugiez parfois dans votre imaginaire. Vous fonctionnez sur l’affect, la sensibilité, si ce n’est la sensiblerie.
Vous avez besoin de complicité pour vous sentir aimé, tout en redoutant les relations trop fortes qui, pour vous, ne peuvent pas être durables.
Enfant, vous avez manqué de reconnaissance, de la reconnaissance de votre identité profonde, et avez peut-être même souffert d’une rupture affective.
Points forts et limites :
Qualité principale : la créativité. Motivation principale : être reconnu pour votre différence. Tendance positive : l’égalité d’humeur. Tendance négative : l’envie. A force d’éviter la banalité, de vouloir trouver une place différente, vous pouvez jalouser ceux qui sont reconnus. Mécanismes de défense : en croyant souvent « être de trop », vous encaissez tout sans rien dire, vous ne laissez rien voir de ce que vous ressentez. Difficultés majeures : les moments dépressifs assez fréquents. Le doute. La peur d’être abandonné. La rêverie.
Vous et les autres :
Vos relations sont teintées de romantisme, mais vous gardez vos distances – tout en aimant être écouté !
Vous mettez parfois en scène vos humeurs. Vous enviez la réussite des autres, ce qui provoque en vous une certaine amertume.
Ce que les autres apprécient en vous : votre chaleur, votre générosité, votre créativité. Ce que vous devez améliorer : travaillez votre humilité. Comment les autres peuvent agir avec vous : ne pas hésiter à exprimer son affection pour vous. Ne jamais vous comparer avec qui que ce soit d’autre. Etre sincère. Partager avec vous des moments que vous pourrez déclarer « uniques ».
5. L' ENVAHISSEMENT
Votre Profil dominant: OBSERVATEUR
Volontiers distant avec les autres, vous êtes plutôt à l’aise dans le rôle de celui qui regarde et écoute. Vous n’aimez pas vous mettre en avant, ni être regardé. Mais vous aimez comprendre, tout comprendre, autant le fonctionnement des choses que les situations et les événements. Apprendre est l’un des ressorts de votre vie, l’un de vos grands plaisirs. Vos émotions vous appartiennent, c’est votre territoire : gare à celui qui voudrait y pénétrer indûment, et gare aux envahisseurs de vie privée ! C’est pourquoi, en amitié, vous mettez du temps à vous dévoiler. En situation de crise, vous savez rester zen – une attitude que les autres pourraient parfois considérer comme « froide ».
Enfant, il est probable que vous ayez manqué d’intimité psychologique, si ce n’est physique. Vous avez certainement eu l’impression que vos parents voulaient savoir tout ce que vous aviez dans la tête. Aussi, vous préférez vous isoler plutôt que d’exprimer vos émotions devant les autres.
Points forts et limites :
Qualité principale : la connaissance. Motivation principale : être reconnu pour vos connaissances, votre savoir. Tendance positive : le détachement, lorsque vous évoluez et commencez à considérer que vos connaissances ne vous appartiennent pas en propre, que vous pouvez les partager. Tendance négative : vous pouvez être avare de votre temps et de vos connaissances patiemment accumulées. Mécanismes de défense : pour éviter le vide intérieur et l’intrusion, vous avez développé un procédé de retrait ou d’isolement. Difficultés majeures : devoir fréquenter des inconnus. Exprimer vos pensées clairement et rapidement. Etre en groupe.
Vous et les autres :
Vous aimez vous isoler, et le faire savoir, tout autant que vous avez besoin qu’on s’intéresse à vous. Vous pouvez vous engager, avec une relation suivie, à condition que l’autre soit clair, qu’il vous dise ce qu’il attend de vous. Vous pouvez aussi être capable d’une grande tendresse.
Ce que les autres apprécient en vous : votre intelligence, votre curiosité naturelle pour les choses de la vie, votre intuition. Ce que vous devez améliorer : la communication. Comment les autres peuvent agir avec vous : montrer qu’on apprécie votre esprit de recherche, votre besoin d’apprendre. Vous encourager à partager votre savoir.
Ils doivent éviter les débordements affectifs.
Ne pas vous obliger à rencontrer des gens, ni vous pousser à prendre des décisions.
6. LA TRAHISON
Votre Profil dominant : LOYALISTE
Vous avez avant tout besoin de sécurité et de confiance. C’est pourquoi vous avez le sens du groupe, de la vie commune, mais à condition qu’elle soit régie par des règles bien établies. Vous recherchez constamment des indices de confiance, et vous vous demandez souvent si telle relation ou telle activité présente un danger. Lorsque les règles et les demandes sont claires, vous vous engagez sans concession et vous foncez. Autrement, vous restez dans l’indécision, la peur, prêt à détecter la moindre parole non tenue, que vous prendrez immédiatement pour une trahison.
Pour vous, la loi est importante, la structure essentielle. S’il vous arrive de faillir aux règles sociales et morales – y compris au code de la route –, vous éprouvez un fort sentiment de culpabilité. Vous recherchez donc la compagnie de personnes fiables, une vie familiale et professionnelle dans un cadre sécurisé.
Enfant, l’un de vos parents devait être absent, ou était trop rigide, et les règles d’éducation étaient parfois contradictoires, ou trop floues.
Points forts et limites :
Qualité principale : la loyauté. Motivation principale : être reconnu pour votre droiture. Tendance positive : le courage. En évoluant, la peur peut laisser place au courage. Tendance négative : la peur. Votre anxiété permanente vous porte à vivre souvent dans la crainte. Mécanismes de défense : pour vous sortir des angoisses rencontrées dans l’enfance, vous projetez sur les autres vos propres angoisses, vos fantasmes. Difficultés majeures : prendre une décision rapidement. Voir clair en vous-même. Avoir peur d’être abandonné, que les autres profitent de vous.
Vous et les autres :
Vous doutez facilement des intentions de votre entourage. Dans une relation intime, vous pourchassez les preuves de fidélité. Vous cherchez à contrôler les rapports, tout en étant affectueux, parfois trop. Vous êtes exclusif.
Ce que les autres apprécient en vous : votre prévoyance, votre loyauté, votre sens de l’organisation. Ce que vous devez améliorer : la confiance en soi. Comment les autres peuvent agir avec vous : ne pas jouer avec vos sentiments, éviter les surprises et l’imprévu, ne pas parler derrière votre dos. Etre franc avec vous et vous rassurer sur le bien-fondé de vos actions, sur l’authenticité de votre relation.
RAPPEL : Les Profils décrivent seulement des tendances . De plus ces traits de la personnalité sont à voir comme des sources d’enseignement – et non comme des défauts . Ce qui nous différencie les uns des autres, c’est l’ordre dans lequel certaines qualités et limites prédominent en nous.
Elles sont organisées d’une manière originale, ce qui fait que nous sommes uniques.
En fonction de ses points forts, de ses limites, de son éducation, chaque profil installe, au cours de sa vie, un certain type de relation aux autres. Ces modèles ne sont ni fixes ni définitifs : tous les points « faibles » de la vie relationnelle peuvent être travaillés, améliorés.

QUE FUYEZ-VOUS LE PLUS ?
1 . L’ IMPERFECTION
Votre profil dominant : PERFECTIONNISTE
Il vous arrive souvent de penser que vous n’arriverez jamais à rien, que vous n’êtes pas à la hauteur, qu’il manque toujours quelque chose…
Aussi, sans cesse en quête de perfection, vous êtes rigoureux, honnête, besogneux, adepte du travail bien fait. Vous n’aimez pas être pris en faute. Pour vous, une erreur, aussi humaine soit-elle, est un échec.
Vous vous coupez souvent de vos émotions, voire de votre plaisir, pour ne pas vous « donner en spectacle », ni à vous-même ni aux autres. Perdre le contrôle sur vous-même, sur les choses et les événements, est une épreuve quasi humiliante. Vous n’acceptez pas vos limites, c’est pourquoi vous pouvez devenir votre propre bourreau, parfois celui des autres. Vous cherchez à progresser, à évoluer, mais au prix de souffrances souvent inutiles.
Enfant, vous avez manqué de compliments et vous êtes encore aujourd’hui marqué par les critiques de vos parents et de vos proches.
Ce qui a développé en vous un sentiment de culpabilité de ne jamais être « assez ».
Points forts et limites:
Qualité principale : la capacité de tendre à la perfection. Motivation principale : être reconnu pour la qualité de ce que vous faites. Tendance positive : La patience. A condition d’apprendre à dissiper votre colère, et non à la refouler. Tendance négative :
La colère. Vous mettez beaucoup d’énergie à la contenir. Mécanismes de défense :
comme on a toujours attendu beaucoup de vous, vous avez développé une forme de réaction parfois curieuse : vous réagissez différemment de ce qu’on attend de vous (par exemple en étant gentil alors que vous devriez vous mettre en colère…). Difficultés majeures :
le sentiment d’être dépassé par les événements, par vos responsabilités, de ne jamais pouvoir faire les choses aussi bien que vous le voudriez.
Vous et les autres :
Vous craignez la colère, la vôtre et celle des autres. Vous êtes très exigeant, autant pour vous-même que pour les autres. Vous cherchez souvent à avoir raison. Ce que les autres apprécient en vous : votre sens de la rigueur, votre idéal élevé. Ce que vous devez améliorer : le lâcher-prise, la tolérance. Comment les autres peuvent agir avec vous : vous féliciter sans vous flatter. Garantir qu’on écoute vos conseils. Apprécier votre droiture, votre précision. Et surtout montrer qu’ils aiment aussi vos imperfections !
2 . LA SOLITUDE
Votre profil dominant : AIDANT
Pour vous, tout va bien lorsque les autres vont bien. Pour vos proches, vous avez de l’importance, et votre entourage compte sur vous : cela vous rassure, vous donne le sentiment d’exister vraiment. Avec une intuition sans pareille, vous devinez ce qui est bon pour l’autre, vous savez devancer les désirs, être sincèrement serviable.
Les autres sont au centre de votre vie, c’est pourquoi vous fuyez la solitude. Une phrase pourrait vous caractériser : « J’aime, donc je suis. » Mais vous ne savez pas faire pour vous-même ce que vous faites pour les autres : à force de vouloir être trop gentil, vous faites passer vos besoins en dernier, vous les refoulez au point de les ignorer totalement.
Il est fort possible que vos besoins n’aient pas été pleinement reconnus par vos parents et que vous ayez connu de pénibles moments de solitude affective. Vous avez peur de l’abandon.
Points forts et limites :
Qualité principale: l’amour. Motivation principale : être reconnu pour votre capacité à vous occuper des autres. Tendance positive: l’humilité. En travaillant sur l’orgueil, vous pouvez découvrir les vertus de l’humilité, du désintéressement. Tendance négative : l’orgueil. A force de vous sacrifier pour les autres, vous finissez par vous sentir indispensable. Mécanismes de défense : vous refoulez ou réprimez vos besoins.
Difficultés majeures : une mauvaise opinion de vous-même. Devoir supporter que les autres n’en fassent pas autant pour vous que vous pour eux . La rancune. La peur d’être pris pour un égoïste.
Vous et les autres :
Vous vous sentez apprécié lorsque vous vous occupez des autres, vous faites d’ailleurs beaucoup pour être au centre des relations. Vous n’aimez pas les contradictions, que vous prenez pour des oppositions. Vous avez des difficultés à vous engager dans une relation avec quelqu’un qui n’a pas besoin de votre dévouement.
Ce que les autres apprécient en vous : votre attention, votre capacité d’amour, vos cadeaux. Ce que vous devez améliorer : occupez-vous de temps en temps de vous-même. Comment les autres peuvent agir avec vous : se montrer sensibles à vos efforts, et vous pousser à exprimer votre personnalité. Ne rien vous cacher (sous peine que vous ressentiez immédiatement qu’il se passe « quelque chose »), et ménager votre susceptibilité.
3 . L' ECHEC
Votre profil dominant : BATTANT
Le travail et l’action sont les moteurs de votre vie. Vous vous estimez infatigable, et vous êtes insatiable de résultats positifs. Organisation, prévision, partage, création sont pour vous les valeurs de toute personne courageuse, qui « sait comment vivre » pour réussir. Vous supportez difficilement les moments vides, synonymes d’ennui. Vous êtes positif, avec un moral constant et, pour vous, il n’y a jamais de problèmes : il n’y a que des solutions ! Vous avez une rare faculté d’adaptation. Cependant, vous êtes déstabilisé quand on vous demande ce que vous pensez de vous-même ou des autres. En fait, vous vous identifiez à ce que vous faites – et non à ce que vous êtes.
Enfant, vous avez probablement été récompensé pour vos actes, valorisé pour vos actions. Mais vos parents ne parlaient pas de vous en tant que personne : vous en avez conclu que, pour être aimé, il faut réussir.
Points forts et limites :
Qualité principale : la capacité de réussite. Motivation principale : être reconnu pour ce que vous faites. Tendance positive : l’authenticité. Lorsqu’un battant évolue, il devient capable d’être vrai, d’exprimer ce qu’il est vraiment. Tendance négative : la tromperie. Pour éviter les échecs, vous pouvez user de subterfuges, de mensonges, de tous les moyens pour réussir ce que vous entreprenez. Mécanismes de défense : vous avez développé un mécanisme d’identification à ce qu’on attend de vous. Autrement dit, vous vous conformez souvent à un rôle. Difficultés majeures : être obligé de donner en permanence le meilleur de vous-même. Vous comparer sans cesse aux autres. Vivre spontanément et simplement.
Vous et les autres :
Vous investissez beaucoup pour être accepté par les autres. Vous soignez votre image. Vous portez tant d’importance à vos activités qu’il vous arrive de négliger votre vie affective.
Ce que les autres apprécient en vous : votre capacité d’action, votre endurance au travail, votre engagement professionnel, votre assurance. Ce que vous devez améliorer : le calme intérieur (par la méditation, par exemple). L’authenticité. Comment les autres peuvent agir avec vous : éviter les épanchements affectifs trop voyants. Cultiver l’optimisme. Vous avez besoin d’être félicité pour votre travail.
9月11日
Pour trouver la vôtre : une question unique
Cette méthode part du principe que notre personnalité s'est construite sur une peur fondamentale ancrée dans l'enfance.
Une simplicité apparente qui cache en réalité de nombreuses nuances.
C'est pourquoi certains d'entre vous se reconnaîtront de manière plus ou moins marquée dans plusieurs portraits.
Voilà donc un autodiagnostic qui ne demande aucune connaissance en psychologie, mais vous révélera beaucoup de vous-même.
QUE FUYEZ-VOUS LE PLUS ?

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1. L'imperfection |
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2. La solitude |
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3. L'échec |
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4. La banalité |
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5. L'envahissement |
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6. La trahison |
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7. L'immobilisme |
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8. La faiblesse |
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9. Le conflit |
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******** réponses en 3 articles ******* 9月7日
Un conte Zen
pour illustrer ce manque de détachement que nous avons vis à vis du passé
... le passé ... cet autre nom de la rancune
Un jour, en Chine, un vieux maître zen et son jeune disciple sont en route pour rejoindre leur monastère.
C'était une période de pluies abondantes, et alors qu'ils traversent une petite ville, ils voient une très jolie jeune femme, propre et bien habillée, qui hésite à traverser la rue principale encore encombrée de boue.
Le vieux maître, s'approche de la jeune femme et lui propose de lui faire traverser la rue en la portant sur son dos.
Celle-ci accepte , monte sur le dos du vieux maître qui la dépose quelques minutes plus tard de l'autre côté de la rue.
La jeune femme le remercie beaucoup et lui baise sa main.
Puis le vieux maître et son jeune disciple reprennent leur long voyage vers le monastère, mais le jeune disciple paraît de plus en plus renfrogné.
Arrivé au monastère, le vieux maître demande à son jeune disciple ce qu'il peut bien avoir, car depuis qu'ils ont quitté la petite ville quelques jours plus tôt il semble être bien soucieux.
Le jeune disciple, laisse alors éclater sa colère :
Maître, je ne comprends pas que quelqu'un d'aussi sage, d'aussi savant, et d'aussi vieux que vous, se soit abaissé à porter sur son dos cette jeune femme pour lui faire traverser cette rue pleine de boue.
Le vieux maître, lui répondit alors :
De la boue, j'en étais déjà tout crotté. C'est vrai, j'ai porté cette jeune et jolie femme sur mon dos pour lui faire traverser cette rue, je l'ai déposée de l'autre côté et elle s'en est allée,
mais toi tu la portes depuis dans ton cœur, sans pouvoir la déposer.

9月2日
Quand le Bouddha est né en Inde, il y a environ 2 500 ans, un grand prophète a prédit à son père, le roi de la tribu des Shakya, que son fils serait soit un grand roi qui unifierait toutes les tribus indiennes sous son joug, soit un grand guide spirituel.

Le roi souhaitait que son fils fût un grand roi plutôt qu'un guide spirituel, et ainsi, après la naissance de l'enfant, il le maintint à l'intérieur d'un palais magnifique.
Le palais offrait tout ce que le prince pouvait désirer, tout le confort et tout le luxe que le monde pouvait offrir. En revanche, les malades et les vieillards n'étaient pas admis dans l'enceinte, et le prince n'avait pas la permission de franchir les murs du palais.
Il grandit, se maria à une princesse d'une grande beauté dont il eut un fils. Mais il était de plus en plus tourmenté : il voulait voir ce qui se cachait derrière les murs du palais.
Finalement, il persuada un conducteur de char de l'emmener en secret un soir à l'extérieur du palais.
Cette première nuit, ils rencontrèrent un homme malade allongé sur la route. Le jeune prince n'avait jamais vu pareille chose et demanda au conducteur de char ce que c'était.
Le conducteur de char répondit : "Ceci est la maladie".
Ils revinrent au palais et le Bouddha pensa à ce qu'il avait vu. La nuit suivante, il persuada le conducteur de char de l'emmener une fois encore à l'extérieur. Cette fois, ils rencontrèrent sur le chemin un vieil homme.
Le Bouddha n'avait jamais rien vu de tel et demanda au conducteur de char ce que c'était.
Le conducteur de char répondit : "Ceci est la vieillesse."
Une fois de plus, ils retournèrent au palais et le Bouddha réfléchit à ce qu'il avait vu. La nuit suivante, ils sortirent à nouveau. Cette fois, ils rencontrèrent un homme mort.
Le Bouddha demanda ce que c'était, et le conducteur de char répondit : "Ceci est la mort."
De retour au palais, le prince était accablé : jamais auparavant il n'avait été confronté à la maladie, à la vieillesse et à la mort. Son agitation grandit, et les choses qui lui procuraient jadis du plaisir étaient dorénavant dépourvues de sens.
Il voyait son existence pour ce qu'elle était, une vie derrière des murs.
Ce qu'il avait aperçu avait provoqué en lui des questions qu'il ne s'était jamais posées et il ne savait pas comment y répondre.
Il supplia une dernière fois son conducteur de char de le faire sortir du palais.
Cette fois, ils virent un moine mendiant.
Le Bouddha lui demanda ce que c'était. Le conducteur de char expliqua que c'était un chercheur spirituel qui avait renoncé au monde afin de découvrir le sens de la vie.
Le prince retourna chez lui. Il savait à présent ce qu'il devait faire. Une nuit, après que tout le monde fut parti se coucher, il quitta le palais.
Dans la forêt, il retira ses vêtements royaux, ses bijoux et son épée.
Faisant disparaître toute trace de son ancienne identité, il revêtit les guenilles d'un mendiant.
Vous venez de lire une histoire de déni.
Cela ne concerne pas seulement le père du Bouddha, mais tous les pères et mères qui cherchent à éviter à leurs enfants le contact avec la misère et la douleur.
Quand leurs enfants deviennent adultes et qu'ils sont confrontés à ces phénomènes dans leur propre vie et dans celles des autres, ils ne savent que faire, et ils détournent leur regard.
Notre société aimerait nier l'existence de ce que le père du Bouddha avait souhaité dissimuler à son fils.
Nous nous détournons ainsi des sans-abri, des alcooliques, des pauvres, des malades, des mourants, des mendiants.
Comme le prince, nous vivons derrière des murs qui nous cachent la vue
de ce que nous ne souhaitons pas voir.

Pour voir, il nous faudra aller au-delà de ces murs.
8月30日
Le mental... (Manas en sanskrit) est notre outil principal dans la vie.
Bien utilisé, il devient très précieux pour être heureux, mais rouillé et mal contrôlé, il s'avère notre pire ennemi, source de problèmes et de misères innombrables !

Donc tout l'enjeu de notre succès repose sur la question suivante : comment faire ami/ami avec Manas?
Car une fois que l'on comprend son fonctionnement, notre développement n'a plus de limite.
Le matériel résulte du non- matériel. Le visible est fruit du mental.
L'univers entier est le résultat de la pensée : des ondes (vrittis)
Chaque pensée, est comme une vague, elle trace un sillon sur notre disque dur... pour ne plus s'éffacer.
En visitant de nouveaux appartements, vous êtes- vous déjà senti très mal en entrant dans certains? Le mental des autres reste prégnant dans certains endroits.
On ressent de toute façon la colère des autres dans notre plexus solaire... la prochaine fois que vous voyez quelqu'un être en colère, connectez- vous à votre ressenti corporel, histoire d'en faire l'expérience dans votre chair... de façon consciente.
Le mental, le vôtre, le mien, émet des vibrations continuellement.
Nous vivons dans un monde de vibrations.
Essentiellement, il y a trois types d'ondes :
- les pensées rajasiques :
elles créent de la dispersion dans le mental, on est dans le mouvement, c'est l'état presque constant du mental de la plupart d'entre-nous.
- les pensées tamasiques :
elles fatiguent énormément, elles nous enferment et nous limitent. Elles nous tirent vers le bas.
- les pensées sattviques :
elles créent une expansion extérieure.
La qualité de notre vie dépend esssentiellement du pourcentage de ces trois types de penseés rajasiques, tamasiques et sattviques... que l'on entretient.
Plus elles tendent vers le tamas, plus, on sombre dans la dépression, plus elles sont sattviques, plus elles nous élèvent et notre vie s'améliore.
Une personne au mental tamasique aura tendance à se focaliser sur les défauts des autres, au contraire, une personne sattvique ne verra que les qualités des personnes.
Il y a aussi des pensées neutres, sans conséquences très importantes. Ex : je vais manger.
Comment garder conscience de la nature de nos pensées, une fois que l'on est pris dans cet océan sans fond, ni fin, du mental?
En se connectant à nos émotions : elles ne trahissent jamais, et elles sont très simples à décoder, car grosso modo, on se sent bien ou mal.
Nos émotions agissent comme des "feed back" de nos pensées.
Ce qui est tout à fait normal, puisqu'elles en suivent le mouvement, elles sont la réaction de nos pensées.
Si vous êtes incapables de vous connecter à ces sensations, peut-être êtes-vous complètement déconnecté de votre corps.
Dans ce cas, il est grand temps de faire une activité physique, pour remédier à ce "handicap" .
Nos pensées n'ont rien de privé :
Elles concernent tout un chacun, car on reçoit les ondes qui sont similaires aux nôtres.
Tout cela fonctionne un peu comme un poste de radio. Grosso modo, on se met au diapason de la ou des personnes qui émet(tent) sur la même longueur que nous. Pas étonnant que lorsqu'un groupe commence à se former, en même pas cinq minutes, on se retrouve avec une personne nous ressemblant...
Il n'y a jamais de hasard dans la vie.
Tout est le fruit de l'énergie.
On attire ce qui est similaire. Et c'est là justement que manas nous joue des tours! Car le mental est bourré de peurs.. On ne l'a jamais éduqué autrement, il agit ainsi par habitudes. Il adore s'inquiéter.. dès qu'il le peut, il lance ce disque... Un nouveau collègue arrive au travail... c'est forcément pour nous piquer notre place.. On va s'en méfier comme de la peste. Même si nous changeons d'avis après,soyons honnêtes, le premier réflexe reste la méfiance !
C'est la nature du mental.. il a l'habitude de la contraction. Et pourtant la vie est faite pour se développer... Elle n'est que développement.
L'univers ne se contracte jamais...
Si vous voulez entretenir un mental en bonne santé, il faut suivre ce courant naturel.. et on le suit en émettant le plus possible d'ondes positives, afin d'attirer du bon sur notre chemin.
Ce à quoi vous pensez maintenant, attire les situations de demain.
On a la possibilité à chaque moment de changer la nature de nos pensées. Cela ne tient qu'à nous.
Vous êtes libre de penser comme vous le souhaitez.

8月26日
Les qualités d'une personne mûre sont très étranges.
Tout d'abord, elle n'est pas une personne. Elle n'est plus un moi.
Elle a une présence, mais elle n'est pas une personne.
Deuxièmement, elle ressemble davantage à un enfant - simple et innocente.
C'est pourquoi je dis que les qualités d'une personne mûre sont très étranges,
car le mot " maturité " donne l'idée d'avoir de l'expérience, d'être âgé, vieux.
Physiquement, il se peut que la personne soit vieille, mais spirituellement, c'est un enfant innocent.
Sa maturité n'est pas qu'une expérience acquise à travers la vie.
Dans ce cas, elle ne serait pas un enfant, dans ce cas, elle ne serait pas une présence ;
elle serait une personne qui a de l'expérience - qui a des connaissances, mais qui n'est pas mûre.
La maturité n'a rien à voir avec les expériences de la vie.
Elle a à voir avec votre voyage intérieur, avec votre expérience de ce qui est intérieur.
Plus on entre profondément en elle, plus on est mûr.
Lorsqu'on a atteint le centre même de son être, on est parfaitement mûr.
Mais à ce moment-là, la personne disparaît,
seule la présence demeure ;
le moi disparaît, seul le silence demeure ;
le savoir disparaît, seule l'innocence demeure.
Pour moi, la maturité est un autre nom pour la réalisation.
Vous êtes arrivé à l'accomplissement de votre potentiel.
Il s'est actualisé. La graine a fait un long voyage et s'est épanouie. La maturité a un parfum, une fragrance .
Elle donne une immense beauté à l'individu. Elle donne de l'intelligence, l'intelligence la plus affinée qui soit.
La personne mûre ne devient rien d'autre qu'amour. Son action est amour, son inaction est amour, sa vie est amour, sa mort est amour. Elle est simplement une fleur de l'amour.
L'Occident a des définitions de la maturité qui sont tout à fait infantiles.
En Occident, par maturité on entend que vous n'êtes plus innocent,
que vous avez mûri à travers les expériences de la vie,
qu'on ne peut plus vous tromper facilement, qu'on ne peut plus vous exploiter ;
que vous avez en vous quelque chose comme un roc solide - une protection, une sécurité.
Cette définition est très ordinaire, très terre-à-terre.
Oui, dans le monde vous trouverez ce type de personnes mûres.
Mais ma façon de voir la maturité est totalement différente, diamétralement opposée à cette définition:
La maturité ne fera pas de vous un roc ;
elle vous rendra si vulnérable, si doux, si simple.
Osho

8月24日
On parle parfois de personnes qui agissent pour la beauté du geste. Ces actes ne sont pas faits pour s’attirer des remerciements mais simplement pour être faits.
C’est le geste gratuit: celui qui nourrit celui qui le voit , le reçoit , ou le fait.

Cette beauté du geste, c’est aussi celle que l’on trouve chez les artistes, du calligraphe au danseur, en passant par le chef d’orchestre ou le peintre. Longtemps, lentement ils ont appris le geste adapté à la technique pour l’intégrer et pourtant il ne s’agit pas d’automatismes aveugles mais d’une assimilation qui permet de laisser libre cours à l’inspiration.
La beauté du geste qui paraît si simple est le résultat d’un apprentissage, d’un cheminement.
Mais notre vie, ne peut- elle être une oeuvre d’art, où chaque geste serait inspiré et inspirant ?
Cette beauté du geste on la retrouve dans certains arts martiaux comme le Taï Chi Chuan lorsqu’il est pratiqué avec lenteur. Cette lenteur n’est pas indolence mais souple tonicité. En même temps si la lenteur permet une meilleure conscientisation, elle n’est pas synonyme non plus d’éveil. Il ne faut pas confondre empathie et apathie, laisser faire et lâcher prise. On peut vite être pris au leurre du geste qui devient nonchalant pour paraître zen alors qu’on ne cherche qu’à ne pas avoir de geste inconsidéré.
Cette beauté du geste arrive surtout, parce que nous sommes capables de voir tout simplement, la beauté de l’instant présent.
Mais c’est aussi le geste beau qui participe lui-même à la beauté de l’instant.
Pour cela il faut être en capacité de voir ses émotions pour que celles- ci ne soient pas perturbantes , et faire que nous puissions vivre en harmonie avec elles , avec notre environnement, d’une manière authentique.
De l' Amour nait la Beauté du geste

8月18日
Le Feng Shui, littéralement « Vent » et « Eau », est un art traditionnel oriental de l’habitat qui étudie l’influence de l’environnement sur l’être humain.
Cette discipline est issue de l’observation de l’univers imprégnée de la philosophie chinoise et de son interprétation taoïste du monde.

Ses origines remontent aux chamanes de la Chine Antique et sa première utilisation avait pour but essentiel de déterminer les sites les plus favorables pour installer les tombes des ancêtres et de donner aux morts les meilleures places pour qu’ils puissent aider leurs descendants.
Par la suite, le Feng Shui a été mis en pratique pour construire les palais, les bâtiments gouvernementaux importants, les monuments nationaux .
Les premiers écrits datent de 220 avant Jésus-Christ.
Durant l’avènement de la Dynastie T’ang de 600 à 1000 après Jésus-Christ, le Feng Shui devient une science.
Le Feng Shui est un art qui permet de lire et de capturer l’énergie environnante et intérieure d’un habitat pour le maintien d’une vie harmonieuse.
Sa philosophie soutient que l’environnement dans lequel nous baignons est composé de Qi ou Chi ( Energie) et que nous-mêmes, en tant qu’individus, sommes composés de Qi.
Nous sommes donc naturellement en relation avec notre environnement.
Ces lignes d’énergie invisibles mais puissantes sont soit favorables (Le souffle cosmique du Dragon, Sheng Chi)
soit pernicieuses (Le souffle qui tue, Sha Chi)
Le Feng shui consiste à harmoniser les bonnes et les mauvaises lignes d’énergie qui sont influencées par les formes et les matières composant l’environnement.
Le Feng Shui est arrivé en Occident après la prise de Hong Kong par les Anglais.
Ceux-ci s'étaient aperçu qu'ils ne pouvaient pas faire de commerce avec les chinois s'ils ne bâtissaient pas leurs banques et leurs boutiques selon les règles du Feng Shui.
Rien d'étonnant si aujourd'hui, 90 % des entreprises de Hong Kong emploient des consultants en Feng Shui pour améliorer leur environnement et si de grandes multinationales comme Marks & Spencer, le Crédit Lyonnais et Virgin Atlantic ont également adhéré à ces nouveaux principes.
Au fil du temps et avec l'avènement d'un monde de plus en plus affairiste et matérialiste le FENG SHUI s'est trouvé perverti.
De nos jours cet art est utilisé à des fins commerciales et dans une optique de manipulation .
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Voici ce qu'on peut trouver comme type d'application de l'art et de la philosophie du FENG SHUI:
"Si vous-même voulez augmenter les bénéfices et la rentabilité de votre entreprise, diminuer le stress et l’absentéisme au sein de votre société, le Feng Shui vous y aidera.Vous pouvez faire appel au Feng Shui pour créer une atmosphère favorable et attractive, et dynamiser le flux de clientèle. Un aménagement feng shui adapté favorisera l'accroissement de votre chiffre d'affaire car il est aisé d’agir sur la notoriété de votre établissement et la fidélisation de votre clientèle."
Nous sommes donc passés du sacré des origines, au profane,
avec en filigrane ce glissement du bien-être au "bien-avoir" .
Manipuler les énergies de l'Univers dans une optique de profit purement matériel n'est pas sans conséquences .
Peu à peu c'est notre sens du sacré qui se trouve sapé , au point que vivre en ce monde devient douloureux de banalité , vide de sens,
et l'Homme un corps creux parcouru par
Sha Chi :
le souffle qui tue .

8月15日

L'Américaine free-lance Stephanie Pui-Mun Law, née en 1976, dessine des mondes imaginaires depuis son enfance, mais sa carrière d’artiste ne démarre qu’en 1998, après qu’elle ait obtenu une double licence, informatique
et beaux-arts, à l’université de Berkeley, Californie.
Après trois ans de travail comme programmatrice, pendant lesquels elle dessine dès qu’elle le peut, elle décide de se consacrer entièrement à son art.
Elle réalise des illustrations pour différents clients, dont Wizard of the Coast (jeu de cartes Magic: the Gathering, Forgotten Realms), les magazines Cricket et Cicada, Precedence Entertainment (jeux de cartes Wheel of Time, Rifts), HarperCollins (couvertures pour "The Demon Child Trilogy" de Jennifer Fallon), Elemental Designer Games (jeu de cartes ChessMage), Skotos (jeu de rôle Castle Marrach), Alderac Entertainment (jeux de cartes pour Warlord, Seventh Sea, et Legend of Five Rings)...
Ses sujets de prédilections sont tirés de la mythologie et du folklore, notament romanichelle, celtique, grecque, romaine, indienne et chinoise.
Inspirée par les impressionnistes, les préraphaélites et les surréalistes, elle aime avoir la Nature comme modèle et parsème ses travaux de branches sinueuses, de feuilles et de fleurs baignées de rosée…
Sa longue pratique de la danse, en particulier du flamenco, n’est probablement pas étrangère aux postures fluides et aériennes de ses personnages.
Un trait doucement typé, altier, des couleurs douces, presque célestes, sont les principales caractéristiques de ses travaux, facilement reconnaissables. La plupart sont des aquarelles, mais Stéphanie utilise aussi des crayons à encre, de l’acrylique, et des logiciels graphiques…
Site officiel de Stephanie Pui Mun cliquer ici 8月13日
Tout le monde connaît le truc de la carotte pendue au bout d'une perche, devant le nez de l'âne, pour le forcer à avancer.
L'autre jour, à la vue d'un gamin hurlant "J'ai envie!", face à la vitrine d'un magasin je me suis dit qu'il semble bien que l'avidité soit un des moteurs principaux de l'être humain.
Et cette avidité est en rapport avec le Non-soi.
On sait que le Bouddha enseigne le Non-soi, c'est -à-dire que rien n'existe en soi, autrement dit indépendamment de son contexte, c'est-à-dire encore, sans rapport avec le reste.
Or, si ce principe est relativement facile à intégrer, en ce qui concerne les choses et les objets, par exemple, qu'il n'y a pas de livres sans papier et sans encre, qu'il n'y a pas d'encre sans les matières dont elle est faite, ni de papier sans arbres ou plantes à papier, sans processus végétal, et ainsi de suite, sans compter que l'auteur est indispensable, tout cela ça va, mais il reste bien plus difficile d'admettre tout ce processus pour soi-même.
Et même si nous voulions l'admettre pour notre corps, nos besoins physiques, nos origines, etc., il reste un petit réduit pour lequel nous ne voulons pas admettre le non-soi: c'est notre conscience.
L'homme a donc imaginé une âme immortelle emprisonnée dans un corps temporaire; après quoi, il y a plusieurs options, dont la chrétienne ; de choix entre l'enfer et le paradis pour l'éternité, ou le purgatoire, avant le paradis pour l'éternité.
Ce schéma comporte de nombreuses variantes, qu'on retrouve même dans le Bouddhisme Mahayana où l'âme papillonne d'une existence à l'autre, avec ou sans existences animales, l'idée de base étant toujours de récompenser les bons et de punir les méchants.
Mais l'idée de base du Bouddha , c'est que l'être humain sait, au plus profond de lui-même, cette réalité du non- soi, et qu'il tente par tous les moyens de se prouver le contraire, surtout au moyen de la possession.
"Je possède, donc je suis". L'idée générale étant: "Je vaux quelque chose, puisque je possède tant", ou "puisque j'ai tant de pouvoir", ou encore, "puisque tant de gens m'admirent".
A plus petite échelle, cela se manifeste avec la voiture, la montre, les fringues, la ou le partenaire.
Exister dans le regard des autres, puisque cela n'est pas possible dans le sien propre.
Donc, pour revenir à la carotte, si je n'obtiens pas ce que je désire, c'est mon existence même qui est menacée.
Un des cas les plus typiques, c'est celui du désir charnel et de la jalousie. Le domaine des passions où le verbe pâtir a une si belle part! Certains vont même jusqu'à se suicider ("s'anéantir") dans certains cas extrêmes.
Les personnes les plus tourmentées par ce problème tendent à se lancer dans une politique d'acquisitions sans fin: que ce soit en biens matériels, en pouvoir, ou en conquêtes sexuelles, il n'y en a jamais assez.
Le prophète Mohammed disait que si l'on donnait au fils d'Adam une montagne d'or, il en demanderait une seconde.
Comme c'est en fait le processus d'acquisition qui compte, et non pas l'acquis lui-même, le processus est sans fin et par là, désespérant.
Exactement comme la carotte pendant au bout du nez de l'âne.
C'est en ce sens qu'il faut renoncer. Non pas nécessairement aux biens du monde (on peut le faire aussi, c'est ce que font les moines, mais c'est une étape de plus), mais surtout à l'attachement que nous y avons.
C'est le plus sûr moyen que notre bonheur ne soit pas trop gâché par les hasards de l'existence.
Âne, renonce à ta carotte !

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