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7월 30일 QUELLE EST NOTRE RICHESSE ?VOICI DEUX HISTOIRES
Un mythe hindou raconte qu’après la création de l’Homme,
les dieux, sous la direction de Shiva, s’assemblèrent pour se plaindre de cette créature quasi divine,
car modelée à partir du divin lui-même.
Shiva proposa alors de cacher la divinité de l’Homme ;
mais où?
Il fallait trouver une cachette très sûre,
car les hommes sont des êtres particulièrement curieux !
L’un proposa de cacher la divinité de l’Homme en haut des montagnes.
Mais Shiva répliqua qu’un jour ils iraient là-haut et la trouverait.
Un autre opta pour une cache au fond des mers.
Mais Shiva répondit que là aussi les hommes iraient un jour.
Alors, le dieu trouva la solution :
Pourquoi ne pas cacher la divinité en l’Homme lui-même,
car ce serait bien le dernier lieu où ils iraient chercher un pareil trésor.
La pierre précieuse Une homme d'une grande spiritualité, un Sannyasin, approchait de la périphérie d'un village en Inde... Il s'installa pour la nuit sous un grand arbre quand, soudain, un villageois cria en courant vers lui : - La pierre ! La pierre ! Donnez-moi la pierre précieuse ! - Quelle pierre ? demanda le Sannyasin - La nuit dernière, le seigneur Shiva m'est apparu en rêve, dit le villageois, et me dit que si j'allais à la périphérie du village à la tombée de la nuit, je trouverais un Sannyasin qui me donnerait une pierre précieuse. Cette pierre me rendrait riche pour le restant de ma vie... - La Sannyasin fouilla dans son sac et en sortit une pierre : - Il voulait probablement dire celle-ci, dit-il en tendant la pierre au villageois. Je l'ai trouvée dans un sentier de la forêt, il y quelques jours. Tenez, je vous la donne..., dit le Sannyasin, en toute simplicité. Le villageois regarda la pierre précieuse avec émerveillement : c'était probablement le plus gros diamant du monde. Il prit le diamant et s'éloigna rapidement. Toute la nuit, il se retourna dans son lit, incapable de dormir. Le lendemain, dès l'aube, il éveilla le Sannyasin et lui demanda : "Donnez-moi plutôt la richesse intérieure qui vous permet de donner ce diamant avec autant de détachement."
************* LA NÔTRE EST ENTRE VOS MAINS *************
7월 28일 VERS UNE DISPARITION DE L'HUMANITECette scène , je l’ai déjà vu maintes fois, mais ce spectacle m’étonne, m’afflige toujours :
Dans le bus,dans le train, une personne parle, hurle presque, dans son téléphone portable sans se préoccuper du fait qu'elle dérange tout le monde.
J’entends, tous les voyageurs l’entendent détailler des faits extrêmement intimes de sa vie personnelle, des faits que même dans un autre contexte, on ne confierait qu’à des proches... et encore.
Il y a de l’impudeur dans ses gestes, dans ses paroles, et pourtant dans cette foule, entourée de ces dizaines de gens, elle n’a aucune conscience de partager un espace commun.
Du reste, personne, ne semble s’en émouvoir.
La foule, par son anonymat, n’est plus qu’indistinction, ce ne sont que des corps en mouvement qui vont et viennent.
Rien de plus.
Nous vivons aujourd’hui dans un monde où le rapport à l’autre devient de plus en plus sélectif. Je rentre en rapport avec l’autre s’il m’est utile, s’il m’intéresse, sans cette utilité, l’autre n’existe plus.
On ne peut ni parler d’individualisme ni même d’hyper-individualisme.
Ce n’est plus le lien social qui se délite, c’est notre humanité qui s’effondre peu à peu.
L'adepte du bouddhisme, lui, entend reconquérir l’humain. Ses voeux: ne pas tuer, ne pas voler, ne pas avoir d’inconduite sexuelle, ne pas tenir de propos mensongers, trompeurs, malveillants, de double langage, ne pas convoiter, ne pas se mettre en colère, ne pas se méprendre sont autant de rappels autour desquels il articule sa méditation quotidienne :
Comment puis-je accomplir en mon corps, en ma parole, en mon esprit, c’est-à-dire dans toutes les dimensions de mon être, à chaque instant, l’authenticité d’une vie humaine ?
Dans ce chemin, le bodhisattva ne voit que lui, lui, et encore lui ;
nulle possibilité d’échapper à cette dimension d’être là dans son corps, dans sa parole, dans son esprit.
Arrivé à cette conscience, il n’a plus qu’une possibilité : assumer cette position d’être là , devant l’autre.
Que va-t-il faire alors ?
Le savoir-vivre c'est savoir vivre ensemble , parmi les autres , face à l'humanité , face à NOTRE humanité .
7월 10일 L'UNIVERS NOUS AIME ...Vidéo relaxationPour votre confort n'oubliez pas de couper le son du DEEZER 7월 6일 NE RIEN SAVOIR C'EST MERVEILLEUX« Il est terrifiant de voir jusqu’où peuvent aller des croyants sincères lorsqu’ils se mettent en tête qu’ils savent. Ne serait-il pas merveilleux de vivre dans un monde où chacun dirait : "Nous ne savons pas" ? Un grand mur s’écroulerait. Ne serait-ce pas merveilleux ? » - Anthony de Mello
Il ne s’agit surtout pas de condamner la recherche du savoir et de la vérité, mais seulement toucher du doigt ce paradoxe de la connaissance : à mesure que la connaissance s’accroit, le sentiment de sa propre ignorance augmente en proportion. On pourrait y voir une sorte de malédiction mais la vraie malédiction serait que cette quête du savoir ait un aboutissement. Et ce sentiment d’ignorance qui grandit n' est-il pas l’expression de notre sagesse ? J’aime en tout cas cette idée...Voici un conte d'Anthony de Mello pour l'illustrer :
LA COULEUR VERTE
Un aveugle de naissance m’a demandé : "Qu’est-ce que cette chose qu’on appelle le vert ?" Comment décrire la couleur verte à quelqu’un qui est né aveugle ? Il faut avoir recours à l’analogie. Je lui ai répondu : "La couleur verte est comme de la musique douce. Puis un autre aveugle est venu me voir et m’a posé la même question. Alors je lui ai parlé de satin très doux, très agréable au toucher. Le lendemain, je vois les deux aveugles qui se donnent des coups de bouteille sur la tête. L’un d’eux dit : "C’est doux comme de la musique douce", et l’autre réplique : "Non, c’est doux comme du satin." Et ils continuent de se bourrer de coups. Ils ne savent pas de quoi ils parlent ; s’ils le savaient, ils se tairaient. C’est terrible. Et cela pourrait être pire, car un jour on pourrait retrouver un des aveugles assis dans un un jardin, semblant regarder autour de lui. Alors on lui dirait : "Eh bien, maintenant vous savez ce qu’est la couleur verte." Alors il répondrait : "C’est vrai, je l’ai entendue ce matin."
Plus un homme devient sage, moins il cherche à prendre la parole. Hazrat ALI
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