TSUNAM 的个人资料 TSUNAM °照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
|
|
6月29日 INTERVIEW DE TSUNAM PAR BULLETsunam me reçoit dans ce qu'elle appelle son ashram ( c'est à dire son ermitage) loin de l'agitation du monde , dans une pièce à la décoration très zen c'est à dire dépouillée et où règne une atmosphère de paix et tranquilité .
Bonjour Tsunam
Namasté Bulle
Ce qui veut dire ?
" Bonjour "
Selon la tradition en Inde avec les mains au-desssus de la tête on salue le Divin , avec les mains devant le visage on salue le guide spiriruel , le maître , et avec les mains devant la poitrine on salue nos semblables .
Semblable donc ...:-O)
Tu es allée en Inde ?
Sourire - Au sens où tu l'entends : non . J'en rêve ...certains rêves doivent le rester...mais j'ai déjà vécu là-bas...je veux dire, antérieurement ...
Tu te souviens de tes vies antérieures ?!
De très peu ...mais celle dont je me souviens le mieux est celle vécue en Inde en tant que saddhu ( yogi si tu préfères ) au bord du Gange ... J'en suis restée très souple !
Spiritualté , religion , déjà !...
On ne devient que ce que l'on est . Si aujourd'hui un pays , une région du monde ou une période de l' Histoire t'attirent particulièrement sans que tu saches vraiment pourquoi , il est probable que c'est parceque tu y as déjà vécu , et que cette époque ou ce lieu t'ont marquée .
Le spirituel , le religieux , m'ont toujours intéressée et comme beaucoup de personnes j'ai fait une "poussée de mysticisme" à l'adolescence .
Et ton attrait pour le Bouddhisme ? Tu as été élevée dans la religion catholique je crois ?
Oui , baptême , cathéchisme , communion , messe le dimanche...et puis par curiosité , à l'âge de 15 ans j'ai commencé à m'intéresser à l' Orient et au Bouddhisme zen et tibétain . Mais à l'époque on n'en entendait pas parler comme aujourd'hui où c'est pratiquement devenu un phénomène de mode . Peu de livres sur le sujet , encore moins d'émissions de télé ...et pas d'internet .
Au fil de mes lectures , je me suis trouvée ou retrouvée...j'ai d'abord été attirée par l'aspect philosophique du bouddhisme , avant d'en étudier le côté religieux , tout ce qui relève du rituel , de la forme , puis d' en découvrir le côté thérapeuthique , principalement par le biais de la méditation .
Tu médites beaucoup ?
Non , pas "beaucoup" , pas plus d'une demie-heure , mais très régulièrement et depuis des années .
Méditer c'est avant tout réapprendre à respirer .
Mais respirer c'est un réflexe , c'est naturel ! Il faut apprendre à le faire ?
Le nouveau- né respire automatiquement bien, il en a absolument besoin.
Nous, nous ne savons plus respirer.
Il faut tout réapprendre !
Apprendre à détendre toute la zone du plexus solaire, ce qui permet d'avoir une expiration profonde, alors qu'un des effets du stress est de couper le souffle.
Cela se produit souvent de façon minimale, dont on ne se rend pas compte, mais cent ou deux cent fois par jour. Quelque chose se bloque et l'expiration ne descend plus.
Finalement, sans s'en rendre compte, on prend l'habitude de respirer avec le haut des poumons et d'être dans un état d'insuffisance respiratoire. On ne se vide pas profondément, donc on n'inspire pas, on ne renouvelle pas l'oxygène du sang comme on devrait le faire.
D'où un état de fatigue, de mauvaise oxygénation du cerveau, d'état d'esprit un peu brumeux et, de ce fait, un manque de présence à l'ici et maintenant, parce qu'on est trop perturbé par ce qui se passe au niveau de l'émotionnel qui vient bloquer les processus normaux de notre corps.
Il nous faut retrouver la respiration ventrale .
Ton blog propose un regard sur l'Eveil : n'est-ce pour toi qu'un regard ou s'agit-il en ce qui te concerne d'un vécu ?
Les deux.
J'ai vécu un moment très fort, très particulier où je me suis sentie totalement disparaitre , je n'étais plus "moi"..une sensation de fusion , de dissolution totale , une appartenance au "grand tout", une absorption dans le "UN"..mais cet état bien qu'exhaltant ne dure pas , là aussi l'impermanence règne.
Je suis persuadée que beaucoup de personnes ont connu cet état sans savoir qu'il s'agissait de ce que le bouddhisme qualifie d'Eveil et qui n'est qu'une re -connaisance , des retrouvailles avec notre vraie nature .
En fait l éveil n'est qu'une étape , le principal est ensuite d' incarner ce type de conscience de le déployer au niveau du vécu "ordinaire" , de la réalité. Il s'agit d'un processus de croissance en fait .
Ce vécu si particulier de l'Eveil amène presque automatiquement à la notion de partage et de transmission de cette "vision".
De ce fait je m'intéresse à ce qui a été dit et écrit sur ce sujet et je propose ce regard sur ce blog .
Quel est l'obstacle principal à l'Eveil ?
La peur .
Qui est une manifestation de l'égo .
La peur de perdre sécurité , repères , identité , tout ce qui nous définit .
C'est pour ça qu'il est difficile de rechercher l'éveil , je dirais volontairement ,comme un but .
Car alors l'égo est très présent .
L'éveil se produit spontanément dans un moment où nous sommes sans défenses , sans tout notre arsenal de protections , lorsque mentalement nous sommes "nus"
Mais comment se débarasser de l'égo ?
Il ne s'agit pas de s'en débarasser il nous est nécessaire .
Mais il ne doit pas être notre maitre et nous son esclave .
Il s'agit plutôt de l'abandonner et c'est ce qui rend difficile l'éveil , car pour l'égo abandonner c'est mourir et mourir est la peur fondamentale pour lui.
Il faut d'abord savoir le reconnaitre , le débusquer et ce n'est pas simple car il est rusé !
Il n'est qu'un masque posé sur notre vraie nature . Posons- le . Voyons-la .
Et tentons de rendre ce masque le plus transparent possible ...
Une dernière question Tsunam , qui arrive peu comme un cheveu sur la soupe ;-O)
Es-tu végétarienne ?
Végétarienne oui mais pas végétalienne : je mange du poisson , des oeufs .
Par contre je ne suis pas carnivore , mais sans être intégriste : si tu m'invites à dîner chez toi et que tu as préparé de la viande j'en mangerai par respect pour ta cuisine .
Il me reste à te remercier Tsunam pour ce moment partagé .
Namasté
Bonjour ? mais je pars !
ça veut aussi dire "au revoir", Bulle . C'est un salut , une forme de révérence !
Namasté Tsunam°
NB : pour celles et ceux qui ne le savent pas Bulle et Tsunam sont la même personne . Le Blog de Bulle :INFOBULLE cliquer ici
6月25日 TRESORS DU BOUDDHISME
Le bouddhisme , c'est d'abord un climat différent , des sensations nouvelles
Dès le tout premier contact avec des pratiquants, on se sent bien en leur présence. Personne ne vous observe, personne ne vous évalue, ni ne vous juge, comme c'est souvent le cas lorsqu'on pénètre dans un cercle qu'on ne connaît pas. On se sent affectueusement accepté, sans a priori d'aucune sorte, ni intérêt excessif pour sa petite personne. On est simplement là, assis par terre avec les autres et l'on se détend. Le bouddhisme peut être vu comme une religion – bien que ce terme prête à confusion et ne recouvre pas les mêmes notions que pour les religions monothéistes. Mais il est avant tout une philosophie et aussi une méthode thérapeutique. C'est ce triple aspect qui fait sa spécificité et son unicité par rapport aux autres doctrines.
* Une sagesse pleine de sérénité, d'humour et de douceur. Regardez une photo du Dalaï-lama. Cet homme au charisme extraordinaire, qui a atteint le plus haut niveau de réalisation spirituelle, apparaît comme la personne la plus simple, la plus chaleureuse et la plus gaie qu'il soit donné de rencontrer . Ce grand maître au savoir encyclopédique parle avant tout à notre cœur. A travers son sourire plein d'humour et de bienveillance, nous percevons d'emblée que le bouddhisme n'est pas une religion comme les autres.
* Une « Sagesse sans Dieu » qui fait appel à l'intelligence. S'engager dans la voie bouddhique, c'est avant tout comprendre la notion de karma, c'est-à-dire la loi de cause à effet. C'est pourquoi nous devrions toujours nous efforcer de réfléchir aux effets que pourront avoir nos actes, dans un futur proche ou éloigné. Si les enseignements peuvent parfois paraître simples, il ne faut surtout pas les considérer comme simplistes car ils sont le fruit de la plus grande rigueur intellectuelle. Le bouddhisme donne une large place à l'analyse et au raisonnement et fait donc appel à l'intelligence : c'est tout sauf la religion de l'imbécile heureux.
* Un travail sur soi progressif, satisfaisant et difficile. De toute évidence, l'exercice de la compassion et de l'altruisme ne fait pas seulement du bien aux autres, il en fait aussi à celui qui le pratique. Devenir bouddhiste, c'est d'abord oublier la frénésie, l'éparpillement, l'agitation et apprendre à être à l'aise avec soi-même.
* Le bouddhisme n'est pas fait pour les autruches. Nous vivons la plupart du temps dans la peur et le refus de voir les choses comme elles sont. Dès qu'un événement nous trouble ou nous dérange, qu'une émotion nous traverse et nous met mal à l'aise ou que quelqu'un ou quelque chose risque de nous faire souffrir, nous faisons tout ce que nous pouvons pour l'ignorer. Entrer dans la Voie bouddhique, c'est renoncer à cette attitude de déni, arrêter de faire l'autruche et sortir la tête du sable de l'ignorance. C’est voir et accepter la réalité sans nous laisser envahir par la souffrance.
* Aucun précepte ne doit être vécu comme une contrainte. Le bouddhisme est une doctrine basée sur la liberté et la responsabilité individuelle. Le Bouddha nous dit que ses enseignements sont le fruit de sa propre expérience et que, s'ils sont en contradiction avec la nôtre, il ne faut pas les suivre. C'est à nous qu'il incombe, à chaque instant de notre vie, de décider de ce qu'il convient ou non de faire. Quoi que nous fassions, le bouddhisme ne nous rejettera pas : si un pratiquant ne suit pas certains préceptes, personne ne le jugera, car les conséquences de ses actes ne regardent que lui.
"N'acceptez pas mes enseignements par simple respect pour moi. Analysez-les comme l'orfèvre analyse l'or: en le frottant, le découpant et le fondant." Bouddha Sakyamuni
6月23日 UNE DES CHOSES LES PLUS IMPORTANTES QUI SOIENT......est l’art de vivre
Y a-t-il une façon de vivre notre vie quotidienne qui soit entièrement différente de celle que nous vivons habituellement et que nous connaissons tous ?
Y a-t-il une façon de vivre sans aucune contrainte, sans aucun conflit, sans la discipline du conformisme ? Comment vais-je le découvrir ? Je ne pourrai le découvrir que si mon esprit tout entier voit exactement ce qui se passe à l’instant présent .
Cette observation n’a rien d’intellectuel ou d’émotionnel.
C’est une perception aigüe, claire et exacte dans laquelle il n’y a pas de dualité.
Il n’y a que le réel et rien d’autre.
Comment faire ?
Une première approche consiste à affiner les sens en regardant, en touchant, en observant, en écoutant non seulement les oiseaux, le bruissement des feuilles, mais aussi les mots dont vous faites usage vous-même, les sentiments que vous avez - quelque petits et mesquins qu’ils soient - toutes les suggestions secrètes de votre propre esprit.
Ecoutez-les et ne les réprimez pas, ne les méprisez pas ou n’essayez pas de les sublimer. Simplement écoutez-les !
La sensibilité des sens ne signifie pas leur assouvissement, ne signifie pas que vous deviez céder aux impulsions ou leur résister, mais signifie simplement les observer de telle sorte que l’esprit soit toujours vigilant comme lorsque vous marchez sur une voie ferrée, sur un rail ; vous pouvez perdre votre équilibre, mais immédiatement vous revenez sur le rail.
Ainsi, tout l’organisme devient vivant, sensible, intelligent, équilibré.
Quand vous prenez conscience de tout cela, vos doigts, vos yeux, vos oreilles, votre corps, tout devient sensible, vivant, docile.
C’est relativement facile. Mais, ce qui est plus difficile, c’est de libérer l’esprit des habitudes mécaniques, de pensée, de sentiment et d’action qu’il a été amené à prendre par les circonstances - par son entourage , ses enfants, son travail.
L’esprit lui-même a perdu son elasticité.
Les formes plus subtiles d’observation lui échappent.
Cela signifie vous voir tel que vous êtes réellement sans vouloir vous corriger ou changer ce que vous voyez ou vous en évader - simplement vous voir réellement, tel que vous êtes, de sorte que l’esprit ne retombe pas dans une autre série d’habitudes.
Quand un tel esprit regarde une fleur ou la couleur d’un vêtement ou une feuille morte tombant d’un arbre, il est désormais capable de voir le mouvement de cette feuille pendant qu’elle tombe, et la couleur de cette fleur, d’une façon vivante.
Ainsi, à la fois, extérieurement et intérieurement, l’esprit devient hautement vivant, souple, alerte .
La sensibilité et la liberté en action, c’est la beauté de la vie.
"La lucidité est neuve à chaque instant" KRiSHNAMURTI 6月20日 L' HISTOIRE DU BONSAÏ
Chaque arbre comme chaque individu est unique. C'est une oeuvre de création personnelle, qui engendre la fascination, l'admiration et le respect.
6月13日 LA COULEUR SAFRANPOURQUOI LES ROBES DES BONZES SONT- ELLES "ORANGE- SAFRAN" ?
Il y a deux aspects concernant cette question : le choix de la robe bouddhique et sa couleur.
La tradition fait remonter cette particularité du vêtement au bouddha historique lui-même. Quand Siddharttha eut quitté nuitamment son palais, une fois qu'il eut franchi la rivière qui marquait les limites du territoire de son clan, non seulement il coupa ses longs cheveux, mais en plus il abandonna ses vêtements princiers qu'il remit à son écuyer. S'étant arrêté dans un cimetière, il confectionna ensuite sa robe dans le linceul d'un mort. Cet abandon marque la volonté de se libérer de tous les liens sociaux et individuels qui rattachent une personne à la société et qui manifestent son rang et sa personnalité. Il est pratiqué en Inde antérieurement et postérieurement au bouddha historique ainsi que de par les adeptes d'autres courants d'ascétismes indiens. Par exemple, les saddhu ( yogi) sont aujourd'hui encore vêtus de la robe orange. De même, l'adoption de la robe monastique est actuellement l'un des éléments les plus manifestes de l'adhésion profonde à la démarche bouddhiste. Par exemple, les adeptes du zen doivent coudre eux-mêmes le kesa ( sorte de kimono ) à l'instar de ce que fit le bouddha pour confectionner son propre vêtement. Il est de tradition qu'une robe soit confectionnée dans plusieurs morceaux d'étoffe et non pas dans une seule pièce. Cela a d'ailleurs donné naissance à différents motifs dans la manière d'associer ces morceaux en montrant les coutures. Cette action, qui consiste à confectionner soi-même sa toge, qui est également pratiquée dans les pays theravâdins (Birmanie , Sri Lanka et certains pays de l'Asie du Sud Est), renvoie également à l'idée de parcourir le chemin vers la libération en suivant les mêmes étapes que le bouddha historique et en faisant les mêmes gestes que lui. La couleur orange est celle qui se rapproche le plus de la couleur or. Pour les bouddhistes l'usage de l'or, notamment sur les statues, n'est pas l'expression ostentatoire de richesse ou de rareté, mais l'or représente la pureté intrinsèque de la pensée déliée (délivrée) des attaches mondaines et individuelles. De tout temps, la robe de couleur orange est le signe du renoncement librement adopté par celui qui la porte. Certains auteurs aiment à décrire cette couleur comme "la couleur d'aurore", d'autres emploient simplement l'adjectif "safran" qui implique une dimension tonique . Par extension le jaune est devenue la couleur symbolisant la sagesse.
6月10日 LA METAMORPHOSE : DU CONDITIONNEMENT A LA VERITE
Nous sommes conditionnés quand nos réactions sont prévisibles. Or tous ceux qui ont en charge de diriger des groupes sociaux trouvent un grand intérêt à disposer de ce pouvoir prédictif. Comme ces dirigeants sont nombreux (politiciens, employeurs, publicitaires, écrivains, cinéastes, journalistes, syndicalistes, chefs religieux, enseignants, gourous, chefs de bande, etc.) et disposent déjà de lourds moyens de pression, il peut leur être facile de nous manipuler à leur guise. Cependant, le fait d’apprendre à se découvrir en entrant dans une pièce ou à dire « bonjour » ne peut en aucune manière s’assimiler à un conditionnement ; pas plus que la connaissance d’une table de multiplication ou d’une fable de La Fontaine. Ce sont des outils qui permettent de construire une société harmonieuse et efficace. Différencions bien la culture, l’apprentissage et l’éducation, à inscrire dans la colonne « avantages », des conditionnements, a priori et idées préconçues à consigner sous la rubrique « handicaps ». Si les leaders aiment les moutons dociles, l’individu gagnera toujours à s’émanciper. Mais tous les conditionnements, que nous pouvons aussi appeler « manipulations mentales », ne proviennent pas d’une volonté individuelle de domination. Notre culture, nos mœurs, nos traditions, notre famille, notre nationalité, notre ethnie, notre religion, notre profession ne manquent pas de nous en greffer leur lot, et il est lourd. Un véritable combat doit donc s’engager mais la divergence des intérêts et l’ampleur de la tâche en rebute plus d’un et, malheureusement, trop nombreux sont ceux qui abdiquent. Parfois à cause de l’incertitude sur la finalité, souvent par peur de s’aventurer dans l’inconnu. Cette pensée est certainement celle qui est exprimée le plus souvent chez ceux qui hésitent à franchir le pas . L’éradication de nos conditionnements mène à un état qui se nomme la « sagesse » Or, le sage ne se contente pas de faire table rase des a priori conventionnels ; il explore de nouvelles potentialités, de nouveaux chemins, exactement comme ce qui est préconisé dans les koan. Bien que l’idée soit dérangeante (puisque cette caractéristique n’est finalement qu’un défaut), cet amas de conditionnements constitue l’essentiel de l’ego et se traduit par une « personnalité » plus ou moins marquée. La prise de conscience de la véritable structure de l’ego, du caractère illusoire de la personnalité et de la masse phénoménale de nos conditionnements s’opère dans l’introspection (méditation) et dans la douleur (pour ceux qui mènent l’opération à son terme !). Cependant, le grand chambardement, le salutaire coup de balai, le reformatage du disque dur sera éludé si la situation n’est pas jugée désespérée. Or, si nous sommes presque tous prêts à reconnaître l’influence néfaste des conditionnements et à admettre en subir un certain nombre, rares sont ceux qui estiment leur niveau de dépendance inquiétant. Et nos discours, dont nous sommes parfois si fiers, qu’ont-ils de novateur ? On dit que l’homme descend du singe ; c’est sûrement vrai car l’homme se montre aussi bon imitateur que le singe. Mais je crois qu’il doit exister une filiation avec le perroquet, car son aisance à répéter sans comprendre est fascinante. En fait, manipulations mentales et conditionnements vont se retrouver dans la quasi-totalité de nos pensées, actions et attitudes. Car ce ne sont pas les autres qui nous manipulent mais notre propre mécanique psychique . Le grand illusionniste, c’est notre ego. Bien sûr, les conditionnements ne sont pas tous source d’inconvénients majeurs, sinon la vie serait impossible. Certains peuvent faire gagner du temps : simplification et raccourcissement des temps de décision et d’action (il y a toujours une contrepartie, néanmoins, comme les effets secondaires des médicaments, on peut éventuellement s’en accommoder). Mais d’autres, plus insidieux, conduisent à des approximations ou des erreurs. Quelques-uns sont de véritables bombes à retardement. Dans le meilleur des cas, cela ressemble à une symphonie jouée par des instruments désaccordés, sans chef d'orchestre. Le monde intérieur de l'individu est un amalgame de tout ce qui lui semble être une adaptation au monde extérieur : solutions empiriques et stéréotypées qu’il partage avec de très nombreux individus.
En réalité l'individu ne sait pas qui il est réellement car toute sa vie il n'est qu'un conditionnement hérité des autres.
Mais l'humain est un être parlant. Peut-être faudrait-il plutôt souhaiter que, du choc des paradoxes, jaillisse, dans le silence d'un instant, une lumière, une parole, qui soit tellement vraie que jamais plus elle ne saurait nous quitter.
6月7日 HUMOUR ZEN : "LA MORT D'UN MAITRE"
Contrairement à l'image parfois très sérieuse perçue du bouddhisme à travers la pratique de la méditation, l'humour y est très présent , toutes écoles confondues, y compris dans le Zen réputé pour son austérité . Histoire Zen :
Un maître Zen contemporain est sur son lit de mort. Ses disciples sont rassemblés autour de lui, du plus ancien au plus novice. Le disciple le plus ancien se penche pour demander au maître mourant s'il a un dernier conseil à leur communiquer. Le vieux maître ouvre trèèès lentement les yeux, et murmure d'une voix à peine audible : «Dis-leur que la Vérité est comme une rivière» L'ancien fait passer ce morceau de sagesse à celui qui est à côté de lui, qui à son tour le fait jusqu'à ce que ça fasse le tour de la pièce. Quand enfin les dernières paroles du maître atteignent le novice, celui-ci rétorque : «Mais qu'est-ce que ça veut dire, "La Vérité est comme une rivière"?» Alors la question refait le tour de la pièce jusqu'au disciple le plus ancien, qui se repenche sur le lit et demande : «Maître, que voulez-vous dire par "La Vérité est comme une rivière"?» Leeentement, le maître rouvre les yeux, et d'une voix toujours à peine audible, murmure : «O.K., la Vérité n'est pas comme une rivière».
Dainin KATAGIRI
6月6日 LA SPIRITUALITE EST SANS BUTIl ne s'agit nullement d'être plus sage, de chercher à une maîtrise de soi ou d'apprendre à aimer son prochain.
Il faut nous ouvrir inconditionnellement à ce que nous sommes.
Il ne s’agit pas de fuir le monde réel, notre quotidienneté mais au contraire de l’épouser. La spiritualité n’est pas un ailleurs…mais le vrai visage du Grand Réel dont parle le poète René Char.
Le problème majeur de toute démarche spirituelle est de chercher à atteindre un but — recherche qui entraîne automatiquement une lutte contre la situation présente que nous cherchons à dépasser.
Le chemin authentique repose sur un processus d'abandon et de dépouillement entier.
Il s'agit aussi de nous libérer de l’utilitarisme généralisé qui met en péril le sens de notre propre humanité .
Namasté |
|
|